Exposition «14-18» : Clichy fait son devoir de mémoire

Affiches de propagande, photos inédites, armes d’antan, débris d’obus et cartes postales. La ville de Clichy a mis à disposition du public une panoplie d’objets de la Grande guerre. Une exposition mémorable qui fête le centenaire à travers plusieurs générations.

Des photographies inédites décrivant le climat de la Grande guerre - Photo : Florian Guadalupe

Des photographies inédites décrivant le climat de la Grande guerre – Photo : Florian Guadalupe

 

« Les obus, c’était du lourd », s’exclame Roger, octogénaire et membre des anciens combattants. L’exposition « 14-18, la Grande guerre » a proposé ce mardi 11 novembre un éventail de souvenirs de la Première guerre mondiale à la Maison des associations de Clichy. À l’initiative de la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie-Maroc-Tunisie, du club de philatélie et de cartophilie de Clichy et de la Croix Rouge, de nombreux Clichois sont venus prêter leur trésor de la guerre pour faire « profiter de leur récits » et « garder une trace pour les futurs générations », explique Pierre Fouillé président de la FNACA.

Des trésors du champ de bataille

Dans la salle d’exposition, le public est venu en famille ou entre amis pour découvrir des photographies inédites   des tranchées. Développées avec un ancien appareil photo, ces illustrations au plus près du front dévoilent aux jeunes un monde éloigné d’eux. « Je ne savais pas à quoi ressemblait les obus en vrai », confie Samia, 15 ans. « Ils fabriquaient eux-mêmes leurs briquets, c’est incroyable ». Posés sur de grandes étagères éclairées, des sculptures d’obus et de douilles, des cahiers de dessins, des jeux de cartes, des bagues fabriquées à partir de boites de conserve, des partitions écrites à la main et des cartes postales révèlent une autre vision de la guerre, celle de la solitude du terrain. « À l’école, la Première guerre mondiale est traitée sur des faits historiques, sans l’émotion du devoir de mémoire. Quand on voit les objets et leurs significations, on apprend autre chose », témoigne Mireille Planteligne, chargée de mission.

« Tirer des leçons du passé »

Un livre attire particulièrement l’attention des visiteurs : « Clichy pendant la Grande guerre » d’Alphonse Desormeaux. Écrit par l’ancien élu de la ville de 1908 à 1925, « c’est un récit poignant » glisse Josette, Clichoise depuis 56 ans.  « Il faut être conscient de cette histoire pour comprendre notre présent », explique-t-elle. « C’est indispensable de tirer les leçons du passé ». Dans le cadre de cette journée de devoir de mémoire, l’ensemble des forces politiques de Clichy se sont réunis au sein de l’exposition. « Ce sont plusieurs générations confondues qui se rassemblent pour faire perdurer le souvenir de la guerre »souffle Manuel Allamellou, adjoint au maire au Devoir de Mémoire et aux Anciens Combattants. Il craint que « si on ne fait pas ce travail », la mémoire de ces soldats « disparaisse de l’imaginaire collectif ». Clichy a ainsi réussi son pari. L’exposition gratuite et ouverte jusqu’au 16 novembre a su toucher toutes les tranches d’âge et a rappelé l’importance du mot « mémoire ».  Un événement qui ne fait qu’inaugurer les quatre ans de commémoration que prépare la ville.

Florian Guadalupe

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