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Alain Juppé, l’art de la communication efficace

Alain Juppé a été désigné par le magazine GQ, "l'homme politique de l'année".

Alain Juppé a été désigné par le magazine GQ, « l’homme politique de l’année ».

Après ses affaires judiciaires à la fin des années 1990, son exil à Montréal et sa défaite aux législatives de 2007, Alain Juppé a fait un retour fracassant sur le devant de la scène avec une communication rôdée. L’ancien premier ministre a réussi son année en cassant l’image de l’homme passéiste et technocrate et devenant une autre alternative pour 2017. Pour la moitié des français, il ferait « un bon président » devant Manuel Valls (32%) et Nicolas Sarkozy (31%) selon un sondage de Vivavoice commandé par Libération le 22 décembre 2014.
« Après avoir lancé sa candidature cet été pour à la présidentielle de 2017, Alain Juppé a maintenu sa communication, notamment sur les réseaux sociaux. Son statut d’homme d’Etat expérimenté est dans la continuité de son image au Quai d’Orsay » explique Gilles Boyer, son conseiller communication qui a élaboré avec l’ancien ministre des Affaires étrangères son retour efficace.

Une stratégie ciblée

La communication du chef du gouvernement de Jacques Chirac passe une grande partie par son blog, qu’il tient depuis 2000, et sur lequel il a annoncé le 20 août sa candidature à la présidentielle, mais aussi son programme au moment du retour de Nicolas Sarkozy et ses prises de positions sur l’actualité. »Son blog-notes, al1jup, est très repris, très lu et très efficace depuis la fin de l’été » ajoute le bras de « gauche » d’Alain Juppé, revendiquant 6 000 visites par jour contre 1 000 auparavant, « sa campagne municipale réussie a été un vrai boost. Sa stratégie de communication  a été très ciblée. L’objectif est de ne pas avoir besoin de se montrer partout et tout le temps ».
L’ancien président du RPR fait souvent la une des journaux d’opinions mais aussi des Inrocks, magazine idéologiquement à gauche où il prend le contrepied de l’ancien président en pleine campagne pour la présidence de l’UMP. Alain Juppé incarne une ligne différente de Nicolas Sarkozy, plus orientée à gauche. Alors que les débats tournent autour de l’abolition de la loi Taubira, l’ex-ministre de la Défense de 2010 à 2011 déclare être « favorable à l’adoption par un couple du même sexe ».

« En politique, on n’est jamais fini »

Une position franche après le succès de son passage à Des paroles et des actes sur France 2 le 2 octobre. Son retour se ressent par l’embellie dans les sondages, gagnant quinze points depuis juillet 2014 (sondage LH2, le 9 octobre) et le plaçant premier pour la primaire UMP de 2016. Il est alors plébiscité par GQ le 19 novembre qui le nomme « homme politique de l’année ». Il reçoit d’ailleurs le Prix 2014 de l’humour politique, décerné par le Press Club de Paris, pour sa phrase : »En politique, on n’est jamais fini, regardez-moi! ».
L’actuel maire de Bordeaux a connu des traversées du désert. Premier ministre en 1995, il accuse d’une forte impopularité, notamment à la suite de mouvements de grèves pour « la défense des acquis sociaux ». Adjoint au maire aux Finances de Paris, il est condamné en 2004 à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’éligibilité pour une affaire d’emplois fictifs, une partie des journalistes estimant qu’il « paye pour Jacques Chirac ». Il se retire au Québec par la suite, avant de revenir se présenter aux législatives en 2007. Une élection synonyme d’échec l’empêchant d’obtenir le millefeuille ministériel de l’Ecologie. Alain Juppé, ayant regagné la mairie de Bordeaux, se met en retrait des médias et travaille sur une nouvelle approche des Français.

Pour 2015, « la même ligne »

« On a choisi de faire des choses différentes que les autres: élargir la communication sur le plan culturel. Mais il ne faut pas être sur tous les médias, il ne faut pas en faire une overdose. On a refusé 99% des demandes » avoue Gilles Boyer. Et lorsqu’il se fait huer dans sa propre ville à Bordeaux le 22 novembre sur le sujet d’une primaire ouverte aux partis centristes, devant des militants UMP aux côtés de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé reste de marbre. Il est d’ailleurs soutenu par de nombreux cadors du parti, comme Jacques Chirac. Son positionnement sur l’échiquier politique plus au centre lui offre le soutien de François Bayrou  et marque clairement l’image de l’homme de droite modéré.
Cette posture, le membre du triumvirat de l’UMP « va l’intensifier lors de la primaire en 2016. Il faudra s’adapter aux circonstances et à l’actualité. Pour 2015, l’objectif n’est pas de maintenir la même communication mais de garder la même ligne » souligne son conseiller communication.

 

Florian Guadalupe

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France Ô et France 4 à la trappe ?

 

Le bilan du mandat de Rémy Pflimlin, président de France Télévisions, est tombé ! La note est sévère. Dans un document de cent pages, le CSA « a relevé nombre d’objectifs non atteints et d’insuffisances » dont France 4 et France Ô.

 

C’est la ca-ca, c’est la cata, c’est la catastrophe. À part France5, le rapport du gendarme de l’audiovisuel dénonce « l’échec d’une claire identification des lignes éditoriales des chaînes » du service public. Et celles qui sont le plus décriées restent France 4 et France Ô. Selon les documents du CSA, elles « ont du mal à justifier leur nécessité sur un réseau hertzien national. » Les chaînes marginales de France Télévisions créent « des doutes sur le périmètre du groupe » et « si leur présence devait être maintenue, il sera indispensable de redéfinir leur ligne éditoriale. »

 

Des chaînes pas très claires

L’image de France Ô n’a jamais été saisie. Elle n’est pas la chaîne de l’outre-mer, mais celle de la « diversité », diffusée principalement en métropole et peu dans les DOM-TOM. Est-ce le facteur de son échec ? La chaîne « multiculturelle » a connu la plus mauvaise audience de la télévision le samedi 25 octobre dernier avec son magazine D’un monde à l’autre : 0% de parts de marché. Il aura fallu attendre la diffusion en prime-time de la série américaine Lost pour s’élever au maigrichon score de 0,3%.
Quid de France 4, la chaîne des « nouvelles écritures » ? Depuis le règne Pflimlin, elle est devenue la chaîne « laboratoire » où le directeur des programmes a tout essayé. Nommée aussi la chaîne de la jeunesse, elle a misé sur l’innovation : On n’est plus des pigeons, Permis de conduire : l’expérience inédite, Anarchy, Alcootest,etc. La chaîne tente même un coup de poker cette rentrée avec la saison 4 de Hero Corp et L’autre JT, un journal télévisé alternatif. Malheureusement, jamais avec succès : France 4 a réalisé un score d’1,8% en 2013. Et les critiques sont encore plus fortes aux vues des budgets conséquents adonnés (45 millions d’euros pour France 4 et 35 millions d’euros pour France Ô, selon Le Point). Des rumeurs sur France 4 la transformeraient en chaîne de rediffusion, sorte de VOD en direct, ou carrément la faire disparaître afin de libérer une fréquence.

LCI sur le coup ?

France Télévisions perd énormément d’argent avec ses deux chaînes en naufrage. Si France 4 n’existait plus, c’est des économies importantes de budget et un emplacement sur la TNT libéré. Le groupe TF1 surveillera l’affaire depuis que la fermeture de LCI a été avortée. Jusqu’au 30 juin, Orange a accepté de poursuivre son contrat « dans les mêmes conditions financières. »  La chaîne d’information en continu aurait tout à gagner dans cette affaire. Le canal 14 se situant juste avant BFM TV et I<télé, il permettrait à LCI de se replacer dans la course de l’info.
Et si France TV avait sa propre chaîne d’info continue ? Dans Le Point du 30 octobre, le sénateur PS, David Assouline propose de « positionner France 2 en unique grande chaîne généraliste et transformer France 3 en chaîne d’info continue de qualité, renforcée par les équipes en régions. Avec ça le service public écraserait les chaînes d’info privées. » Tous ces projets permettraient de fortes économies au groupe du service public, de marquer l’identité des chaînes historiques et d’évincer les programmes impopulaires. Des idées pour Rémy Pflimlin afin de prolonger son mandat ?

 

Florian Guadalupe

Rising Star : M6 a choisi à l’aveugle ?

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Après l’arrêt de la Nouvelle Star – reconduit sur D8, et l’échec de X-Factor, M6 veut redynamiser ses grilles avec un nouveau télé-crochet. La chaîne doit réussir son pari pour sortir la tête de l’eau après la saison morose 2013-2014.  

 

Coup de poker ou coup de génie ? Le groupe de Nicolas de Tavernost a sorti le chéquier (1 milliards de dollars) au Mipcom (Marché international des contenus audiovisuels et numériques) de Cannes en octobre 2013, pour se procurer le nouveau télécrochet made in Israël : Rising Star. Dès la rentrée prochaine, M6 va proposer des prime-time hors du commun où les téléspectateurs et particulièrement les internautes sont au cœur de l’émission. À l’aide de l’application dédiée, chacun pourra voter gratuitement pour le chanteur qui se produira en live derrière un mur digital. Un jury sera également présent et pèsera de 7% pour chaque juré sur le score de l’artiste. S’il obtient 70% de suffrages, le rideau électronique s’élève et il poursuit l’aventure. Dans le cas contraire, la sortie lui sera indiquée.

 

Un demi-succès international

Si l’émission fait tant parler d’elle, c’est parce qu’elle a rencontré un succès monstre dans le pays de sa création. En Israël, état d’environ 8 millions d’individus, la téléréalité a réuni 1,5 millions de téléspectateurs (58% de parts de marché) et 1,2 millions de téléchargements. Aux vues d’un tel succès, les autres pays se sont jetés dans la course à l’achat de ce mystérieux programme. Le Brésil (Globo), l’Allemagne (RTL), le Portugal (TVI), les États-Unis (ABC) se sont mis sur les rangs. En France, la bataille a été plus ardue. De Shine à Banijay en passant par Newen et Endemol, de nombreuses offres multi-territoires ont été soumises dans le but d’obtenir les droits pour ensuite les revendre aux chaînes de télévision. En vain. Avec l’offre d’1 milliards de dollars d’à valoir pour s’adjuger les droits du programme pour la France, M6 sort championne de ce bras de fer. Cependant, les premiers retours de la reproduction de Rising Star ne sont pas prometteurs. Aux États-Unis, emmené par le chanteur Josh Groban ainsi que par les trois « experts », Kesha, Ludacris et Brad Paisley, le télécrochet a été boudé par les téléspectateurs. Avec « seulement » 5 millions d’individus derrière l’écran, le programme s’est fait battre par America’s Got Talent sur NBC. Audience encore plus basse pour la cible des 18/49 ans qui ne s’élève qu’à 1,6 millions de téléspectateurs. Constat prédit par John de Mol dans Le Figaro1, le producteur de Big Brother et The Voice confiait que « les chaînes qui ont acheté Rising Star se rendent compte aujourd’hui qu’il s’agit d’un concept inachevé. J’ai le sentiment que les Israéliens ont été surpris par le succès de Rising Star lors de sa diffusion et n’ont pas su exactement comment agencer les phases suivantes de la compétition. »

 

M6 veut y croire

Chez nous, la 6e chaîne a délégué la production du format à sa filiale Studio 89. Une lourde tâche pour le groupe notamment après des audiences catastrophiques cette saison. Ice Show  a fondu de semaine en semaine (passé de 16.1% à 11% de parts d’audience), la 8e saison de La France a un incroyable talent s’est pris les pieds dans le tapis (une finale à 13% et une perte de 900 000 téléspectateurs sur un an)et sans compter sur les contre-performances de La plus belle région de FrancePékin Express, et Top Chef ainsi que les échecs d’Un air de Star, J’ai décidé d’être heureuxY’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avisMon bistrot préféré, et Célibataire cherche grand amour. Point positif ! Le prime-time Qu’est-ce que je sais vraiment ?, présenté par Karine Lemarchand et Stéphane Plaza et utilisant une interactivité proche de celle de Rising Star, a rencontré un franc succès sur sa première soirée (3,3 millions de téléspectateurs et 14.9% de parts d’audience). Avec l’argent engagé, « ils partent au moins pour deux saisons » assure un producteur concurrent dans Les Echos2, pour qui « dix-huit prime-time sont nécessaires pour rentabiliser l’achat, si l’on suppose que le coût d’une émission est de 700.000 euros ». D’autre part, alors que le programme se veut interactif, qu’en est-il du jury ? Bien qu’Isabelle Boulay comptait en faire partie, des « raisons familiales » l’ont contrainte à rester au Québec. Des discussions étaient engagées entre Studio 89 et Ricky Martin, mais son niveau de français quasi inexistant a poussé la chaîne a abandonné l’idée. La chaîne a pourtant approché de nombreuses célébrités comme M Pokora, Vanessa Paradis, Lenny Kravitz, Nolwenn Leroy, Stromae, Céline Dion ou encore Christophe Maé. Au final, le jury est composé de David Hallyday, Cathy Guetta, Cali et le directeur du programme de NRJ Group, Morgan Serrano. D’ailleurs, la radio NRJ sera le partenaire de l’émission israélienne. Du côté de l’animation, Benjamin Castaldi a déclaré un « non » catégorique et s’est exprimé dans C A Vous où il explique que «c’est un bon format qui a tendance à se planter un peu partout où il est lancé». Depuis plusieurs semaines, la presse a fait circuler plusieurs noms dont ceux de Louise Eckland et Faustine Bollaert. Toutefois, selon le site médias Puremedias, ce serait le jeune et pas moins adulé des adolescents, Guillaume Pley qui officiera au poste de présentateur. L’animateur de « Guillaume Radio 2.0 », libre-antenne de NRJ, a aussi tourné une émission pour la Douze intitulée Ce soir, on part en vacances.

Avec ses nombreux chois et paris, M6 n’a plus le droit à l’erreur. Je vous propose de découvrir la bande-annonce de Rising Star pour vous faire une idée.

Florian Guadalupe

1http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/article/television/82063/rising-star-le-quitte-ou-double-de-m6.html

2http://www.lesechos.fr/08/10/2013/lesechos.fr/0203054199140_face-a—the-voice—de-tf1–m6-s-offre—rising-star&#8211;.htm

Jérémy Ferrari & TPMP : humour noir quand tu nous tiens

 

Déjà deux semaines que Touche Pas A Mon Poste reprend, un nouveau pensionnaire impose son style petit à petit. Connu du public de France 2, Jérémy Ferrari débarque les cheveux obscurs, la veste ténébreuse et l’humour noir. Tel le corbeau, il voit tout, il sait tout et il dit tout. Même ce qui peut choquer ! Sans peur, ni crainte, l’animateur aux milles et une danses lui offre carte blanche. A raison de deux chroniques par semaine, le cynique humoriste s’amuse à dépeindre à sa façon l’actualité. Pourtant, le chroniqueur n’est pas encore unanime dans le cœur des téléspectateurs.

Un trublion insolent

Originaire de Charleville-Mézières, dans les Ardennes, le petit Jérémy s’adonne très vite au monde de la comédie. Connu pour sa dissipation scolaire, il quitte le monde de l’école dès la seconde. L’humour, ça marche avec les copains, pas avec les professeurs. Préférant la route de la scène, Bruno Nion, professeur du théâtre de la ville, le repère. Une relation de confiance et d’amitié se noue entre les deux hommes qui mènent l’un à mettre en scène l’autre.  Motivé, Jérémy démarre sa tournée en Champagne-Ardenne avec son premier one-man show. De fil en aiguilles, le trublion insolent intègre le Festival Top In Humour. Finaliste et gagnant du prix du Public, l’exposition l’amène à rencontrer l’équipe du Morning Live de M6. Après plusieurs spectacles, l’Ardennais découvre la face sombre de l’humour : les faibles cachets et les refus de projets. Pour terminer les fins de mois, le comédien enchaîne les petits boulots. Il faudra attendre l’émission de Laurent Ruquier, « On n’demande qu’à en rire », pour voir Jérémy Ferrari reconnu par le grand public et apprécié par les téléspectateurs. Deux saisons sur France 2 le propulseront parmi les meilleurs de sa génération. L’un des rares blagueurs à ne posséder comme unique arme l’humour noir. Son spectacle « Allelujah Bordel » cartonne et se poursuit jusqu’en 2014 ! Plus rien ne l’arrête, il se sert des stéréotypes, des idées reçues et des interdits pour nourrir son one-man show de religions, de sexualité et faits divers. Sa force ? Rire de tout.

Controversé, effronté, impertinent

Cyril Hanouna l’embauche pour sa cinquième saison de « TPMP ». L’animateur fait de lui un élément conséquent de la rentrée. Il l’associe aussi sur son émission radio « Les pieds dans le plat ». Quand Hanouna a une pépite, il le dorlote, Enora peut le confirmer. Jérémy se retrouve à plaisanter le lundi et le vendredi de l’actualité, prenant soin de faire le plein d’humour noir. Controversé, impertinent, effronté, quand Ferrari fait ses premiers pas sur le plateau de D8, toute les télévisions l’observent. On notera son début fracassant piquant directement des animateurs comme Jean-Marc Morandini ou Sophia Aram. Taper sur des hommes à terre ? Le comédien s’en moque, tant que c’est drôle et bien écrit. A ses côtés, Cyril se découvre un nouveau rôle : celui de la sainte nitouche. Découvrant en même temps que nous son texte, Hanouna joue le producteur outré qui veut réparer la casse que Jérémy serait capable d’engendrer. D’un rôle de salaud sans vergogne, l’homme au blazer brun dégaine ses vannes autant sur les médias que sur l’équipe et lui. Et sur le net, les avis sont mitigés. Certains accrochent à part entières. D’autres sont mitigés, limite agacés. Quoi qu’il en soit, Jérémy Ferrari ne compte pas s’arrêter ici et s’apprête à déroger les règles. Laissons-lui le temps de s’installer, il saura nous apprendre à aimer le détester.

Florian G.

Les brèves de l’été n°2 !

–          Audrey Gellet est la grande gagnante du concours de France 2 « Qui sera le prochain grand pâtissier ? ». Après la réalisation d’une tarte tropézienne qui lui permet de remporter la première saison du jeu culinaire.

–          « Moi, Moche et Mechant 2 » se retrouve interdit dans les salles chinoises. Le gouvernement décide de favoriser les productions locales à celles internationales.

–          Stephane Richard, le PDG, ne veut plus vendre Dailymotion. Au contraire, il vient d’investir 30 millions d’euros.

–          Pour des raisons économiques, les enseignes Casino ne vont plus diffuser la radio dans l’enceinte de leurs magasins. Silence entre les rayons !

–          Pour fêter son succès, le trublion Cartman, aka Sebastien Patoche, a défilé nu sur la place de la Concorde.

–          Le second opus de « Wolverine » réalise le 10ème meilleur démarrage de l’année !

–          La société Sony adaptera le jeu « Gran Turismo » en film.

–          Laure Manaudou devient consultante pour RTL. Après « Splash », elle remet les pieds dans l’eau des médias et s’active pour apporter son expertise au Mondial de natation.

–          La nouvelle loi de l’audiovisuel est votée au parlement. Le président de la république n’est plus dans les moyens de désigner le patron du service public.

–          Lisa Kudrow, l’éternelle Phoebe de « Friends » dément la possibilité d’un film de la célèbre série.

–          Jean-Pascal Lacoste, l’agitateur de la première saison de la Star Academy, a été évincé de la série de TF1, « Section de recherche ».

–          Un spin-off de « Rocky » avec Sylvester Stallone est en préparation.

–          Alexandre Astier a confirmé le retour de « Kaamelott » sur M6.

Florian G.

Les « Laurent » du PAF

La télévision a vu passer de nombreuses personnalités. De grands noms qui nous ont marqués, soit par leur humour, leur professionnalisme ou leur talent. J’ai choisi de relever cinq « Laurent » qui ont su apporter quelque chose de plus à la télévision. Avant tout chose, il faut savoir que ce classement est purement subjectif de ma personne. Il n’est en rien issu d’un sondage ou d’un panel de personnes. Il fait suite au classement fait sur les « Thierry » du PAF.

5 –  Gerra, le Laurent imitateur !

A imiter toutes les voix, on en oublie la sienne ! Laurent Gerra fait parti des meilleurs imitateurs de sa génération avec Nicolas Canteloup et Gérald Dahan. Natif de Mézériat dans l’Ain, il débute dès 5 ans ses premières imitations, notamment Michel Sardou et Jacques Dutronc. Malgré son ambition faible pour l’école, il fait en 1985 des études d’Information et Communication. Au même moment, il parvient de contourner le service militaire se passant pour « dépressif avec risque de passer dans l’acte ». Pour quelle raison ? Monter à Paris pour ses premiers spectacles. Il peaufinera ses premiers sketchs à Lyon, avant d’intégrer en 1991 le cabaret Don Camillo à Paris. Il fait ensuite ses débuts avec Jacques Martin à la télévision où il rencontre un autre Laurent avec qui il participera à Ainsi font, font, font. En 1994, il rejoint le mythique Michel Drucker dans Studio Gabriel. Pour ses quelques pièces, il reçoit le Molière du meilleur spectacle à sketchs ! Son ascension se fait réellement quand il imite Jacques Chirac sur Europe1 lors des vœux du nouvel an. Il alterne alors radio et spectacle où il rejoindra rapidement l’équipe de RTL. Sa passion pour la bande dessinée l’amène même à prendre la relève de Morris pour l’écriture des scénarios de Lucky Luke. D’années en années, il s’impose comme le pilier de l’imitation, notamment celle des politiques ! Il ne s’arrête sur personne, de Jean-Marie Lepen à François Mitterand en passant par François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon.

4 – Romejko, le Laurent immortel

Connu pour sa météo et son animation courageuse de Des Chiffres et des Lettres, Laurent Romejko entre dans ce cercle fermé des présentateurs qui sont indéboulonnables. Il est nécessaire de rappeler qu’il est avant tout un grand journaliste ! D’origine polonaise, il naît en 1963 à Meulan. Depuis toujours poussé par une envie de devenir reporter, il est accepté dans l’Ecole Supérieur de Journalisme de Paris où il décroche son diplôme avec panache. Etonnant, il démarre d’abord sur le minitel où il anime la voix off des Enfants du Rock d’Antenne 2. Il se forme ensuite à la radio sur RFM et Autoroute FM  jusqu’en 1985. Il rejoint l’équipe de Télématin en 1989 pour donner le bulletin météo, ce qu’il fera jusqu’en 2012 ! Il se tente dans l’enfance en présentant Cajou sur Canal J, sans réel succès. Il se voit quand même la lourde tâche de remplacer William Leymergie sur l’émission matinale quand celui-ci est absent. Il n’arrête pas la radio puisqu’il  est le monsieur Météo de RFM. Sa première émission qui le fera connaître est Des Chiffres et Des Lettres, il en prend les commandes de 1992 à aujourd’hui.  Toutefois, sa passion pour les climats ne s’arrête pas puisque depuis septembre 2012, il présente avec Marine Vignes une quotidienne sur la météo en France, Météo à la carte.

3 – Delahousse, le Laurent de 13h

Mèche blonde, regard de braise, la ménagère tombe littéralement sous son charme. Mais il n’est pas arrivé là sans obstacles. Le jeune originaire du Nord est parti très jeune de chez ses parents à Paris pour démarrer des études d’avocat pénaliste. Il se voit diplômé d’une maitrise des droits des affaires et du travail, ainsi qu’un DEA du droit privé. Sa carrière de journaliste, il la démarre en 1994 sur RTL. Il est stagiaire au service politique de la station. Un stage performant qui le fera remarquer par LCI qui l’engage en 1996 où il est reporter politique et à l’étranger. La direction lui attribue des journaux et des hebdomadaires. En 1999, il bascule sur M6, la chaîne veut rajeunir sa grille. Après plusieurs magazines où il est rédacteur en chef, le grand public le connait à travers Secrets d’actualité. Le magazine d’investigation va avoir un succès hors du commun. En 2006, sa carrière prend un nouveau virage : il part sur France 2 devenir le joker de David Pujadas et il anime un magazine sur les tendances du moment sur Europe1 le soir. En 2007, il ne se consacre qu’au journal télévisé où il devient titulaire à 13h en semaine et à 20h le week-end. Des rumeurs arrivent rapidement comme quoi il débarquerait sur TF1, mais Laurent est fixé à son poste de France 2 qu’il apprécie. Son premier prix, il le reçoit en 2010 : on lui attribue le prix Roland Dorgelès  dans la catégorie « Télévision », pour son « attachement à la qualité de la langue française ».

2 – Baffie, le Laurent provocateur

Incontrôlable, Laurent Baffie est le seul trublion du PAF a n’avoir aucune limite. La vulgarité, ça n’existe pas pour lui, on peut rire de tout. Son libre arbitre peut choquer mais il est l’unique humoriste à dire tout ce qu’il pense sans que ça ne pose problème. Il a la réplique propre et placée au bon moment. Là est tout son talent ! Pourtant l’écolier de Montreuil a tout arrêté dès la 4ème pour entrer hâtivement dans la vie active. Il commence des études de comptable qu’il lâche pour le théâtre. Ses premiers cachets, il les prend en tant que figurant dans les émissions du couple Carpentier. En 1985, il entre dans La classe de France 3 via Jean-Marie Bigard. En échange, il l’aide à écrire ses spectacles, un soutien qu’il fait encore aujourd’hui. Ses passages à la radio ont une grande place dans sa carrière. De 1990 à 1999, il passe de Fun Radio à Skyrock, puis Europe2. Il faut attendre 2007 pour qu’il réendosse l’uniforme d’animateur radio sur Europe1 avec C’est Quoi ce Bordel ?! de 11h à midi. Comme sur Rire et Chanson quelques années plus tard, il est évincé pour raison « économique ».  Le grand public apprend à le connaître sur la télévision, notamment son rôle de snipper dans les émissions de Thierry Ardisson. Les invités tremblent qu’à l’idée de se faire descendre par un Baffie imparable. Il se lance en 2003 au cinéma avec son film Les clefs de Bagnole qui est une vraie catastrophe. De cet échec, il ne prolonge pas sa carrière de scénariste, mais qui sait ? Pour le moment, il passe son temps en tant qu’invité bankable et dîne ses amis sur 17ème sans ascenseur sur Paris Première.
Edité: Laurent Baffie est évincé de Paris Première et ne termine pas la saison

1 – Ruquier, le Laurent conquérant

Il est le meilleur animateur de France Télévisions. Bien qu’il soit passé par des flops à ses débuts, ses émissions d’aujourd’hui sont chacune des purs succès. Son apparition dans un programme met le format sur un piédestal. On peut clairement dire qu’il est plus fort que son émission. L’enfant du Havre n’était pas destiné à cette carrière. Il est clairement un exemple de réussite pour les jeunes. Parti dans des études de comptable, il se retrouve, par les conseils de Patrice Gérald, sur les planches. De 1983 à 1990, il découvre la radio locale du Havre, puis monte sur Paris pour officiait sur France Inter. Il rencontre de futurs humoristes lorsqu’il intègre Ainsi font font font avec Jacques Martin. En 1999, il débarque sur Europe1 où il présente On va s’gêner. Une émission où il se fait plaisir avec sa bande de potes. Une case qu’il n’a pas changé depuis et qui cartonne toujours sur la station. En parallèle, la télévision lui ouvre les bras. Il bat un record : l’émission arrêtée le plus prématurément du PAF (Les Niouzes en 7 jours). Mais c’est en 2000, qu’Ardisson et Catherine Barma lui laisse carte blanche pour faire à la télévision ce qu’il fait à la radio : naît ainsi On a tout essayé. On y retrouve Pierre Bénichou, Titoff, Caroline Diament, Christine Bravo ou même Jérémy Michalak. En 2006, il crée On n’est pas couché qui cartonne instantanément. Un rendez-vous pour les couche-tard pour revoir l’actualité de la semaine au crible. Ancien jeune humoriste, il veut donner sa chance à de jeunes humoristes en créant On n’demande qu’à en rire, toujours sur France2.  Son amour des planches va aussi l’amener à écrire des pièces qui vont avoir aussi un beau succès. Aujourd’hui, France 2 espère bien le retrouver pour animer un access prime-time pour septembre 2013.


Florian G.

Le TOP Audience : du 3 Mai au 10 Mai 2013 – France2 n’est pas en Bern

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Chaque semaine, LaZapette rappelle les meilleures performances de la semaine. D’un œil de lynx, chaque programme de prime-time est analysé pour pouvoir vous offrir ce top 3 des meilleures réussites de la télévision. L’ami The Voice est comme chaque semaine en train de côtoyer les anges, à défaut de qualifier l’Olympe. Le télé-crochet a une nouvelle fois atteint les 6,7 millions pour 30.8% de parts de marché ! France2 se refait une beauté avec Night And Day dimanche dernier réunissant 4 926 000 personnes pour 19.3% de parts d’audience !

Top One : France2 est pour la première fois en haut de notre podium. La chaîne publique ne démérite pas. Après avoir conclut de nombreux arrêts d’émissions, il fallait que la Deux confirme sa place de leader du service public. Mardi soir, Stéphane Bern présentait Secrets d’histoire. Une spéciale sur la vie de Jésus a su réaliser un score historique pour le magazine ! Il réunit ainsi plus de 4 800 000 téléspectateurs pour 19.8% de parts d’Audimat. Un vrai succès comme France2 les aime. Certainement un programme que la chaîne prolongera aux années à venir. Bern devient avec Ruquier, les deux animateurs piliers des grilles publiques.

Top Two : ARTE est aussi rarement dans notre classement. Il faut rappeler que la chaîne créée en 1992 n’a pas pour but de faire de l’audience, mais de promulguer en Europe des programmes culturels. Préférée plus en France qu’en Allemagne, elle réalise l’une de ses plus belles années ! Le canal franco-allemand diffusait mercredi un film qui tend au reportage : Entre les murs. L’histoire d’un collège ZEP où l’on suit l’année d’un professeur de français et de sa classe de 4ème. Entre réalité et fiction, la frontière est courte et ça plait aux téléspectateurs : 1 361 000 personnes pour 6% de parts d’audience !

Top Threw : Lundi dernier, M6 diffusait le dernier épisode de la saison de TopChef. Avec un épisode spéciale « le choc des champions ». Naoëlle, la championne 2013 se retrouvait face à Jean, le champion 2012. Dans un duel acharné, c’est au public de déterminait à la fin de chaque épreuve, qui mérite de gagner. Sans surprise, Jean écrase la pauvre habitante de Saint-Ouen L’Aumône. Une émission qui s’est plus terminée en exécution publique qu’autre chose. Jean Imbert ayant une notoriété assez importante depuis qu’il possède son émission, avec son compagnon Norbert, sa victoire semblait logique. Mais depuis quelques semaines, Naoëlle hérissait les poils des téléspectateurs à cause de l’histoire du vol de crevette et de son tempérament chaud. L’émission a quand même réuni 3 288 000 gourmands pour 15.4% de parts d’audience.

 

Que serait un TOP audience, sans son FLOP audience. En effet, je me permets de relever aussi les échecs de la semaine. Beaucoup de déception ces sept derniers jours. M6 s’est emmêlé les pinceaux avec La pire semaine de ma vie mardi dernier : 1 933 000 curieux et 7.8% de parts d’Audimat. France3 aussi a connu des périodes difficiles : le documentaire Un Petit Bout de France n’a séduit que 1,6 millions de téléspectateurs et 6.8% de parts de marché.

Flop One : TF1 s’est retrouvé plus bas que terre. Cela fait plusieurs mois, voire année que la Une n’était pas descendu sous la barre des quatre millions. La Faute à qui ? Les Experts qui n’ont plus le succès d’antan. Pourtant, la concurrence n’était pas extraordinaire, sauf Candice Renoir sur France2. Les épisodes ont fait beaucoup moins d’émules que les émissions françaises avec Arthur ou Laurence Boccolini. Est-ce la fin de la série sur TF1 ? Pas de nouvelles précisés pour les grilles françaises, mais aux Etats-Unis, c’est clair. Il n’y aura plus de saison supplémentaire ! Vendredi, la série a réalisé 3 688 000 courageux et 16.4% de parts d’audience.

Flop Two : On en parle depuis déjà plusieurs semaines. Franz-Olivier Gisbert n’est pas l’homme de la situation pour des émissions comme Le Monde d’après. C’est vieillot et d’un rythme fort lent. Arrêtons de jouer avec la bicyclette sans selle et achetons-nous de beaux VTT. Le plateau discutait autour des mystères du cerveau, un thème intéressant s’il était abordé de manière ludique et compréhensible pour le téléspectateur. Au lieu de ça, le public est marginalisé par une bande d’intellectuels donneurs de leçons. Pas étonnant qu’ils réalisent seulement 1 728 000 assidus et 6.9% de parts de public.

Flop Threw : L’épée de Damoclès flotte au-dessus de sa tête, Marie Inbona doit redynamiser son magazine en prime. Ce n’est plus le succès de ses débuts et elle se retrouve belle dernière des 18 chaînes TNT. NRJ12 va donc réfléchir à la prolongation des Grandes Histoires. Pragmatiquement les chiffres ne sont pas bons et le téléspectateur ne s’y retrouve plus. Le format est trop proche de Tellement Vrai. L’intérêt porté a énormément baissé avec la qualité fade des sujets. Sans surprise, Mercredi dernier, la Douze enregistrait 1% de parts d’audience et 229 000 curieux.

Mais l’audience, ce n’est pas moi, c’est vous !

 

Florian G.