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Des vacances plus que corsées, récit d’un voyage sur l’île de beauté

Ajaccio

Après un an d’études de journalisme, je prends enfin quelques vacances. Et pas n’importe lesquelles, dix jours en Corse. J’ai rejoint Bastia depuis Ajaccio en bus, en train, à pied et parfois en stop. Le tout accompagné de trois potes de jeunesse. Deux de ma ville, Clichy dans les Hauts-de-Seine. Le dernier tout droit venu du XVIe arrondissement de Paris. On est bien loin de l’univers des campings. Objectif de cette épopée : découvrir la région, et surtout ses habitants hauts en couleur.

Ça y est, les pinzutu arrivent vers Ajaccio, première étape de notre parcours. Douze heures passées sur le bateau. Évidemment, ce n’est pas dans une cabine que nous dormons, mais dans les couloirs du ferry. C’est un gamin haut comme trois pommes qui nous réveillent. « Ils s’entraînent ? » lance-t-il à ses parents.

Nuit dans le Corsica Ferry

Non, on ne s’entraîne pas. Juste on n’avait pas cent euros à mettre chacun pour dormir dans un lit. Il est jeune, il va rapidement découvrir les vacances des étudiants. Puis, en même temps, il y a de quoi se poser des questions. Nous venions de passer la nuit sur des matelas gonflables et dans nos sacs de couchage. C’est vrai qu’à première vue, on ressemblait aux migrants de Calais que le jeune garçon a pu voir à la télévision.

À six heures du matin, il y a plus spectaculaire que la télévision. Il y a le lever du soleil. Pour mon arrivée, la Corse s’est faite belle, elle a sorti sa petite tenue. Je suis, de suite, charmé. Charmé par une île que je ne connais pas encore, mais dont j’ai déjà pas mal de clichés.

Ne pas parler d’indépendance, ni de la mafia.

Short-list des stéréotypes. Pour moi, le Corse est grand, barbu et brun. Son accent lui fait manger les dernières voyelles et il n’est pas question de le lui faire remarquer. Ni de lui demander de se dépêcher. Il prend son temps, doucement le matin, pas trop vite le soir. Si on l’imagine agressif, c’est parce qu’il veut protéger ses terres, garder sa tradition et réclamer des siestes à dix heures, à midi, à quatorze heures et à seize heures. Ne pas parler d’indépendance, ni de la mafia. On pense que la vie coûte chère sur l’île ? Normal, le Corse veut nous arnaquer et nous expliquer poing par poing pourquoi il ne faut pas emménager chez eux. Et si l’explication n’est pas très claire, il peut être explosif. Tant de thèmes que je me suis promis de ne pas aborder. Mais vous le savez bien, il est dur de tenir toutes ses promesses.

Acte I, scène I : Ajaccio

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Ce sera notre premier but dans chacune des villes où nous irons : trouver un camping. On veut qu’il soit peu cher, proche de la plage, du centre-ville, et qu’il ait de l’espace –des goûts de riche quoi. Pas le choix à Ajaccio, l’unique qui vaut le coup se trouve à une heure de marche, en hauteur, près du domaine des Milelli : le camping des Mimosas. Notre premier contact se fera avec nos deux voisines, deux lycéennes d’Aix-en-Provence, Marie-Lou et Tana, venues à Ajaccio « faire la fête ». Malheureusement, elle n’a pas toujours été au rendez-vous. Leur histoire est compliquée. Elles étaient à la base quatre, puis une est partie, l’autre aussi. Bref, un scénario à la Koh-Lanta, surement qu’à la fin, il n’en est resté plus qu’une. Dans le camping, pas un seul Corse. Les jeunes locaux ont déserté la ville pour s’enjailler à Bonifacio, à Porto-Vecchio ou à l’étranger.

Le premier soir, nous partons, les quatre gars, en centre-ville avec nos deux nouvelles amies. Elles avaient pris l’habitude de se poser le soir sur la plage avec une petite bouteille et d’attendre que ça bouge un peu. Avant de les rejoindre, j’ai rendez-vous avec un ami corse, Frédéric, en stage à Corse-Matin, et sa copine. Autour d’un verre, on se refait l’année d’école de journalisme à Gennevilliers, nos voyages d’étude à Strasbourg, en Pologne et en Israël, ainsi que nos stages respectifs. Anecdote de quotidien régional. Il me raconte la légère supercherie des études sur la qualité de l’eau des plages. Alors que les élus se félicitent des chiffres lors d’une conférence de presse, le stagiaire du quotidien le plus lu de l’île les interroge sur l’heure de l’échantillonnage de l’eau. En effet, entre six heures du matin et quinze heures, les résultats seraient très différents. Les chiffres donnés sont-ils réellement bons ? Tatillon, le Fredo !

« Dans six mois, il revient et j’en fais mon affaire »

Dès le lendemain, le bus est déjà lancé en direction de Porto –la  version corse, pas portugaise. La scoumoune ! Le bus censé nous y amener est complet. On doit attendre quinze heures trente. J’en profite pour m’acheter un sandwich dans un café-bar-restaurant traditionnel tenu par des Corses pur-sang. « Un charcuterie s’il vous plaît. –Pas de soucis, je vous fais ça tout de suite. » Les habitués accoudés au comptoir me posent quelques questions : « Tu viens d’où ? – T’es en vacances ? – Tu vas visiter quoi ? ». Drôle d’interrogatoire. Mais j’ai révisé : « Je suis du pays basque. En vacances pendant une semaine. Je passe par Calvi et rejoins Bastia.» L’entente se crée. « Moi, je suis camionneur, je passe mes journées à conduire en Corse et sur le continent, me raconte l’un d’eux. Quand j’ai le temps, je m’arrête ici, entre amis. » Un serveur s’emballe : « Oh basta ! Il est parti sans payer ! On va le retrouver de toute façon. La Corse, c’est petit, dans six mois, il revient et j’en fais mon affaire. » Erreur, le client était simplement parti aux toilettes. En une demi-heure, une dizaine de clichés sont validés, mais aussi réfutés. Le Corse peut apprécier le touriste, tant qu’il sait attendre gentiment son sandwich.

Sur la route de Porto, dans la commune d’Ota, je m’émerveille devant les coulisses naturelles de lIMG_20150806_144006619a Corse. Sur toute l’île, les routes sont très arquées, mais offrent un paysage remarquable, comme les sublimes calanques de Piana ou la surprenante réserve naturelle de Scandola. Le trajet ne dure pas assez longtemps pour en profiter. D’autres surprises nous attendent, notamment le petit centre-ville typique avec ses ruelles en pierre et ses maisons pittoresques.
Le soir, en arrivant sur la plage, un élément pique notre attention –outre les guêpes et les moustiques. Un yacht s’est échoué sur la plage.Hors de question d’approcher, la police nous y empêche. « Nous allons l’évacuer immédiatement, vous devez quitter lieux », nous ordonne une policière municipale, braquant sa lampe sur nos yeux. Pourtant, le lendemain, le yacht est toujours là. Certainement, que le mot « immédiatement » signifiait « demain à dix-sept heures ».

11855636_762109710566082_8108286549725769632_nUne murène au dînerIMG_20150808_181140192

Second bus. Direction Calvi. Ville festive et dynamique. Et un symbole : « Chez Tao », la boîte de nuit la plus réputée du coin. Tout le monde en parle, comme dirait Ardisson. Adossée au sommet de la citadelle, tous les jeunes s’y rendent à partir de minuit. Au camping, je fais la rencontre de nos nouvelles voisines, Coralie et Daphné. La première, étudiante en éco sur Nantes, a passé une semaine à Calvi pour rejoindre des amis. La seconde, plus Chti que Corse, l’accent en moins, est une habituée de la ville. Grâce à elles, nous avons pu découvrir quelques spots, notamment la vue épatante sur le port depuis un muret de la citadelle. Daphné nous amène le jour suivant dans un lieu  un peu plus secret, pour les connaisseurs. Ici même, les papis corses pêchent, les jeunes sautent depuis un rocher (non, je ne l’ai pas fait, peur du vide, le vertige, toussa…) et d’autres ex11901448_10207465624218036_699154353800600496_oplorent les fonds aquatiques. Une expérience unique. Sous l’eau, notre guide du jour se débrouille bien mieux que nous. Elle nous pointe d’ailleurs du doigt une murène glissant sa tête en dehors des roches, apparemment assez rare dans le coin. En sortant se sécher, l’un des pêcheurs attrape l’animal et nous le montre. Moins drôle, il le tue devant nos yeux. Le vieil homme l’offre par la suite à une famille pour  le dîner. Une générosité qui étonne certains touristes passant par là. Je vois que je ne suis pas le seul à avoir une short-list des clichés.

Le bus tombe à l’eau

Prochaine étape. Île Rousse. Petit trésor de la Balagne. De passage uniquement pour une nuit. Le souvenir marquant de cette ville, ce n’est pas son mélange de couleur pastel et ses longues rues commerçantes. Non, non. C’est plutôt le déluge apocalyptique du lendemain, au moment de quitter la ville. Nous devons prendre le bus à midi trente en direction de Saint-Florent. Le chauffeur me confirme par téléphone qu’il viendra, mais aura dix minutes de retard. Rien de bien grave. C’est ce que j’ai cru. La pluie est tellement puissante que l’eau envahit les magasins, des piscines se forment sur les trottoirs et des geysers naissent des égouts.

 

Au bout d’une heure, trempé par la pluie et fou par l’attente, je pars à la recherche d’une voiture nous menant à notre prochaine destination. La chance tourne. Au bout de trente secondes, un minivan s’arrête et accepte de prendre quatre garçons trempés dans leur voiture. Bénédiction ! Et en avant pour Saint-Florent.IMG_20150810_195608427

Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés… Et des vaches. Oui, des vaches. Elles n’ont peur de rien. Surtout pas des touristes. Elles sont corses et les plages sont aussi à elles. Elément important de Saint-Florent. Pour choisir notre camping, il faut opter soit pour la plage, soit pour la ville. Notre décision est vite faite. On est surtout venu pour la baignade. Même si le camping est une fourmilière et que le personnel est aussi agréable que Mélenchon un soir d’élection –la plupart sont des saisonniers du continent, les plages plus éloignées nous ont permis de profiter calmement du soleil, de l’eau et de pouvoir écouter de la musique tranquillement, rythmée aux vagues de la mer (deux de la bande sont des musiciens).

« Si tu vois que le café coûte cher, tu poses une petite bombe »

Le séjour se termine bientôt. Nous, les quatre parisiens, avons envie de nouveautés ! Notre dernière journée ne sera pas à la mer, mais à la rivière. Et pas n’importe quelle ville ! Corte, commune au centre de l’île réputée pour ses actions ultra-nationalistes. Pour s’y rendre, on a opté pour l’auto-stop par binôme. Après deux heures en plein cagnard sur la route de Bastia, un véhicule s’arrête. C’est un camionneur.

Âmes sensibles, ne lisez pas ce paragraphe. Certaines citations pourraient vous choquer. En premier lieu, nous avons IMG_20150812_122320982abordé le thème des touristes. « Les Corses, ils n’en veulent pas des touristes. De toute façon, on les plume. Partout où on va, on augmente les prix », explique-t-il la clope au bec. Et il a des solutions pour baisser les tarifs dans les cafés. Qu’Emmanuel Macron se cramponne et prenne note, une réforme corse : « Si tu vois que le café coûte cher, voire le double ou le triple, tu poses une petite bombe, ça pète, le patron du bar comprends tout de suite ». J’esquisse un sourire en espérant que ce soit une blague. On enchaîne ensuite le thème des femmes. « Ici, tu ne trouveras pas une femme. Faut partir loin. Moi je suis parti à Cuba avec une valise de préservatifs, je n’ai pas arrêté une seule seconde et j’ai trouvé ma femme comme ça, ajoute-t-il en rigolant sur son fauteuil, faut leur faire comprendre, soit elle te baise, soit elle se casse. Mais la Corse, c’est autre chose. Moins elle te regarde, plus elle a envie de toi. Mais même elles, c’est comme toutes les autres, c’est des chiennes. » Sur ces conseils de Dom Juan, je sais maintenant comment aborder les jeunes Corses. Débarquant surtout sur Corte, j’aperçois un magnifique village régnant sur les collines aux alentours.

Corte, l’amour du risque

Pour notre dernière nuit, on voulait le camping parfait. En fouinant sur TripAdvisor, un gîte porte notre attention. Les avis divergent complétement. Soit les personnes ont surkiffé (genre 5 étoiles), soit ils ont totalement détestés IMG_20150813_120205885(genre 0 étoiles, vous suivez). Parmi les commentaires, on peut lire « agressive et insultante » ainsi que « nostalgique de l’époque indépendante de la Corse ». C’est confirmé, ce camping est pour nous. Et à la surprise générale, la « matrone » a dû lire les commentaires sur le site de notation. Elle est très sympathique, voire trop. C’est surtout avec les italiens, omniprésents durant toute notre épopée, qu’elle est la plus rude. Mais avec nous, c’est le bichonnage, allant jusqu’à réduire de deux euros la note finale – on ne badine pas avec deux euros. Après avoir profité des rivières et des rochers, à deux pas du camping, nous nous promenons dans les ruelles de la ville. Un fait marquant. Des tags partout sur les murs. Contrairement à ceux qu’on voit en banlieues ou sous les ponts du périphérique, tous les graffitis étaient politisés, principalement pour l’indépendance de la Corse. D’autres très violents, notamment sur la ville de Marseille, la comparant au virus VIH. Perturbant.

Ne jamais parler de Macdo ! Jamais !

Déjà la fin ! Un train nous ramène à Bastia pour notre ferry. Durant les dix jours, je filtrais toutes mes paroles. Je ne voulais pas provoquer les Corses. Mais en novice, je faute à quelques heures de la fin de notre périple : « ça vous dit un Macdo à Bastia ? ». Erreur fatale. « Il n’y a pas de McDonald’s en Corse », me jette un père de famille, l’accent très marqué, le ton grave. Je ne sais pas quoi répondre. Comme l’impression d’avoir touché un point sensible, l’une des fameuses omerta. « Mais il y a un Quick à côté de Bastia, papa », s’interroge son fils. Sauvé ! Le père ne répond pas, le fils non plus, moi non plus. Finalement, on choisit pour une pizza.

IMG_20150813_204836443Les billets sont tamponnés, on peut embarquer sur le ferry. Seulement huit heures nous attendent. Seulement… Mes trois compagnons de route se couchent assez tôt. Moi, je veille un peu. Sur le pont, je rencontre Camille, lycéenne aux cheveux mi- longs, le sourire aux lèvres. Pour elle aussi, Morphée est en retard. Elle lit un roman à l’eau de rose, « Qui es-tu Alaska ? », alternant entre lecture et pause clope. Camille est à moitié corse. Elle quitte l’île après deux semaines passées chez sa famille. On profite chacun de notre absence de sommeil pour se raconter nos vacances. J’en reviens à parler des clichés sur les Corses. Avec humour, elle me lance que « seulement » deux personnes de sa famille ont fait de la prison. Jusqu’à quatre heures du matin, on discute de tout et n’importe quoi. C’est bête, on doit se lever à cinq heures trente. Avant de rejoindre mes trois joyeux lurons dormant sur leur matelas comme à l’aller, Camille me glisse : « Si tu me vois au réveil à côté de mon 11882274_10207468889179658_2450676023539630999_opère, ne me fais pas de signe. » J’ai compris. Elle ne me l’a pas dit directement, mais elle est Corse du côté paternel.

Si dix jours ne suffisent certainement pas à comprendre tous les enjeux de cette petite île, peu de temps m’ont suffi pour me lier d’amitié avec les Corses. Que ce soit son paysage, ses habitants ou ses touristes, la Corse reste un paradis à part, une parenthèse aux tensions du continent. La Corse a ses propres problèmes. Mais serait-elle capable de vivre seul, sans sa grande sœur qu’est la France, sans aides financières, sans son administration ? Bref, le débat est toujours présent et cristallise la population. Mais sur l’île au drapeau à la tête de Maure, tout peut se régler rapidement, autour d’un verre de Casani et de morceaux de figatellu… derrière une statue de Napoléon. L’éternel dieu. Évidemment.

Florian Guadalupe.

 

 

 

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Pourquoi TF1 reste toujours le leader ?

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Incontestablement, les chiffres parlent pour lui, TF1 règne dans la bataille des audiences. Il va en falloir pour les bousculer.

Les années se suivent et se ressemblent. Une nouvelle fois, la Une possède 99% des meilleurs audiences de l’année. Un exploit qu’elle doit à une réelle diversité de contenus, bien que généralement très populaires. Sociologiquement parlant, ce n’est pas étonnant d’avoir un tel résultat. C’est la première chaîne dite « reflexe » que l’on met lorsqu’on allume la télévision. Proche des théories de Pavlov, TF1 devient la chaîne référence symbole du petit écran. Le contenu, on l’apprécie ou non, mais chacun de nous va toujours s’intéresser à ce que pourrait proposer la première chaîne chaque soir. Parler de manipulation serait un mot fort, la locomotive du groupe TF1 souhaite plutôt conduire les téléspectateurs à ne pas zapper. Pour cela, la chaîne se doit de proposer du spectacle, du contenu attractif et divertissant, marginalisant des programmes plus « sérieux ». La dernière émission politique produite sur TF1 en 2012, Paroles d’un candidat, n’a jamais su atteindre les 20% de parts d’audience. Depuis cet échec, TF1 s’est axé sur du divertissement et un ciblage marketing précis et pointilleux selon le public. Un travail excellent à ce niveau-là, imagé par le JT de Jean-Pierre Pernaut qui frôle les 50% de parts de marché. Autant dire que TF1 connait ses téléspectateurs et sait quoi leur servir.

Un bilan positif

Parmi les chaînes historiques, seuls TF1 et Arte compte une hausse dans leur audience. Un constat original sachant le contraste absolu entre les deux chaînes. L’une commerciale à visée divertissante et l’autre possédant un modèle économique régissant de peu de publicités et ayant pour dessein la mise en avant de la culture. Certes, la Une ne gagne que 0,2% mais c’est la première progression depuis l’arrivée des chaînes TNT. Il faut noter qu’elle bénéficie d’une chute importante de ses concurrents directs. M6 passe de 11,2% à 10,6% de parts d’Audimat et France2 chute presque de 1% ! Avec 99 meilleures audiences en 2013, la première chaîne s’assure son leadership logiquement. Il faut noter tout de même que 58 de ces succès sont des séries américaines, notamment l’inévitable Mentalist. Toutefois, rappelons-nous des échecs de l’année qui sont dissimulés derrière les scores de The Voice ou Danse Avec Les Stars. Spash a fait un petit plouf perdant des téléspectateurs sur les trois semaines de diffusion. Même chose pour la mythique « Maison des secrets » qui a eu du mal à démarrer et qui s’est vu une épée de Damoclès au-dessus d’elle pendant les premières semaines.

Du classique pour 2014

L’année 2014 risque d’être toujours aussi fructifiant pour la chaîne du groupe Bouygues. TF1 a cette chance d’avoir le leadership et de ne pas être obliger d’innover. D’ailleurs, la majorité des programmes seront des classiques de la chaîne. Le téléspectateur sait ce qu’il va voir et il n’y aura pas de temps d’adaptation. Les séries américaines seront toujours au rendez-vous avec toujours autant de rebondissements. Les traditionnelles fictions françaises sont remises à l’antenne, du Camping Paradis à Josephine,L’ange Gardien. Il faut noter le joli succès du retour de Julie Lescaut avec plus de six millions de téléspectateurs. On aura le droit à The Voice et Danse avec les stars, des marques fortes. Koh-Lanta fait son retour tant attendu avec sa spéciale « All Stars ». Enfin, TF1 fera le plein avant l’été avec les matchs de l’équipe de France pendant la Coupe du Monde. Concernant les télé-réalités, la Une se fait plus petite. Mais il est certain que dans les couloirs de la grande tour, des idées fusent et des projets surprenants vont apparaître. Mais le public en a-t-il vraiment besoin ?*

 

Florian Guadalupe

Hôtesses Connexion : L’Agence Pour Tous !

Vous voulez devenir hôtesse mais vous ne savez pas à quelle agence se présenter. Afin de faciliter la répartition des missions, Simon Le Mangourou, entrepreneur de BEM crée Hotesses Connexion, un site réunissant des emplois dans l’évènementiel. Ce portail consiste à fluidifier vos recherches et réduire le nombre d’inscriptions dans de nombreuses agences.

Hôtesses Connexion : plus d’offres, plus de candidats

Début septembre 2009, le fondateur du site commence à devenir un cador du monde de l’hôtessariat. Connaissant les coulisses du métier, il se lance, épaulé par son futur coéquipier, dans le projet de mettre en relations les entreprises et les candidats. Passer des heures sur le net ou à faire la tournée des agences, désormais c’est fini.  En tout cas, le système que propose Hôtesses Connexion va accélérer les explorations. Terminer la dépendance à l’activité des organismes. Si une mission paraît intéressante autre part, le site autorise à choisir non plus les emplois selon les entreprises mais selon les emplois du temps. Ce système permet de posséder un plus grand nombre d’offres.  Pour les sociétés, l’embauche demeure plus simple puisqu’il y aura un plus grand panel de candidats expérimentés et compétents. De plus, si un employé s’avère performant, l’agence le rappellera beaucoup plus facilement. Chaque candidat se retrouve dans un répertoire accessible simplement. Ce projet rend compte pour les deux parties. Ce nouveau liant est primordial dans une société où les connexions entre les entreprises et les jeunes se font difficiles.

Un site qui s’ouvre à tous

Le père de cette idée, c’est Simon Le Mangourou. Diplômé à BEM, une école de management, il se rend rapidement à l’évidence qu’il devra se montrer débrouillard pour réagir sur ce marché si féroce. A partir de septembre 2008, le breton démarre une carrière d’hôte dans les évènements grand public. Par sa fréquence et son exemplarité, le futur créateur du site monte les échelons, passant d’assistant chef-hôte, chef-hôte, puis coordinateur de missions et enfin bookeur. Lorsqu’on le désigne chef de mission à Roland Garros, Simon apprend à gérer plus de 450 hôtes. Son expérience lui permet alors de créer son fameux portail mettant en relation candidats et agences. Un site qui s’ouvre à tous : les étudiants, les chômeurs, ceux qui abandonnent leurs études et même les intermittents du spectacle. Hôtesses Connexion agit sur les plus grands évènements : autant le Tour de France que le Festival de Cannes, en passant par la Fashion Week et le Salon de l’Automobile. L’ambition du site se nourrit dans le dessein de se professionnaliser un maximum. Simon le Mangourou espère bien passer à un nouveau format économique où ils factureraient les agences pour la mise en relation. Le site se voit devenir une référence dans le secteur. Le nombre de candidats et d’annonces ne cessent de croître. Règne aussi le désir, d’un jour, pouvoir s’internationaliser et proposer des services sur un  plus grand champ géographique.

Pour plus de renseignement : Hôtesses Connexion

Florian G.

L’amour est dans le pré : dernière carte de M6

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Malgré un printemps pluvieux, l’amour sera bien dans le pré cet été. Pour remonter les audiences faibles de l’année, M6 va diffuser la saison 8 de son programme rural pendant la saison estival. Des prétendants toujours aussi attachants ouvriront leurs courriers. A la grande joie de la Six qui compte bien rattraper les ratés de 2013.

Reprendre le sceptre de l’audience

Métropole Six démarre difficilement cette nouvelle année : Un Air de Star  se révèle une vraie catastrophe ne dépassant pas les trois millions de téléspectateurs. A côté, Pekin Express ne confirme pas non plus et les formats de coaching n’ont pas accroché le spectateur. Si l’audience moyenne de la chaîne reste à 10% de parts de marché, France 3 est en train de reprendre du galon en gagnant 0,2 points chaque mois. A cette allure, dans deux mois la Six retombera à la 4ème place. Nicolas de Taversnot ne panique pourtant pas. Les séries américaines cartonnent et la chaîne reste un cador sur les ménagères de moins de 50 ans, cibles principales des annonceurs. Mais avec l’annonce du retour du dating de la campagne, le canal compte bien prendre le sceptre de l’audience tous les lundis.

Candidats et bonne humeur

Dès le lundi 17 Juin 2013, la saison huit de L’amour est dans le pré se lance. Depuis l’arrivée de Karine Lemarchand a la présentation, l’émission devient la plus regardée de M6 avec plus de 6 millions de fans. Un score incroyable qui bat TF1 qui doit chambouler sa grille en mettant Les Experts Miami. Et cette saison se révèle déjà pleins de mouvements : les adeptes découvriront une Françoise tombée sous le charme d’un certain Jo ou un Damien scotché à une Elodie envoûtante. Pour ce cru, le sourire, la bonne humeur et les forts tempéraments animeront le quotidien de nos candidats. Certains seront plus timides comme Philippe ou Thomas mais emmèneront leurs prétendantes et le téléspectateur dans de belles aventures. Comme depuis trois ans déjà, nous aurons le droit au rire hystérique de la jolie animatrice pour accompagner chaque agriculteur dans leurs histoires. Et vous, vous laisserez-vous tenter par cette nouvelle saison ?

Florian G.

Le TOP Audience : du 16 Février au 21 Février 2013 – L’apogée des télé-crochets

Chaque semaine, LaZapette rappelle les meilleures performances de la semaine. D’un œil perfide, chaque programme de prime-time est analysé pour pouvoir vous offrir ce top 3 des meilleures réussites de la télévision! La dernière de Castle a réuni ses six derniers millions de fans  et W9 a fait le plein avec Pretty Woman lundi dernier.

Top One : Troisième semaine d’affilée que The Voice se retrouve à la première place de notre classement. Mais comment voulez-vous que ça change ? Le programme met la barre haute. Un show à l’américaine qui sait doser son public comme il le faut. Un jury qui s’entend comme des cochons. TF1 tient ici la recette du succès. Bien plus performant que la saison passée, le télé-crochet peut battre des records historiques ! Plus de 8,5 millions de passionnés se sont rués samedi dernier sur le télévison, soit 37,6% de part d’Audimat. Et les semaines qui arrivent nous réservent des surprises, notamment le retour d’une ancienne candidate.

Top Two : Retour de la Nouvelle Star dans notre podium hebdomadaire. Pour les demi-finales, 1,6 millions de téléspectateurs ont pu admirer les performances de Sophie-tith, Philippe et Florian. Pour 7,4% de parts de marché, D8 se réjouit des prouesses de son programme. Une tête de suspens à la Cyril Hanouna, et Philippe est éjecté de l’aventure. Une élimination méritée vu ses prestations décevantes. Un prime critiqué pour le manque d’enthousiasme de Florian et de présence scénique de Sophie-Tith. Le présentateur aux lunettes conditionnelles a même lancé le débat houleux dans sa quotidienne, critiquant la programmation des chansons. Il assure que le télé-crochet ferait de plus belles audiences avec des chansons plus populaires.

Top Three : J’ai plus d’appétit que Barracuda, BA-RRA-CU-DA ! Sur la dernière marche de la semaine, L’Agence Tous Risques est le représentant des films ! Avec 7,5 millions d’intéressés et 29,3% de parts d’audience, la transmission de TF1 est une vraie réussite. Bien que la concurrence est hardi avec L’Arnacoeur sur France 2, la bande à Bradley Cooper a séduit quasiment un téléspectateur sur trois. Bien que le film est un blockbuster, les nostalgiques des années 80 ont appréciés cette reprise vingt printemps plus tard.

Que serait un TOP audience, sans son FLOP audience. En effet, je me permets de relever aussi les échecs de la semaine. NRJ12 a frôlé la punition de retourner dans le classement avec le faible intérêt mercredi pour Les Grandes Histoires.

FLOP One : NT1 n’échappera pas cette semaine non plus au fatidique Flop Audience. Que c’est triste pour la petite sœur de TF1 qui essaye de remonter la pente avec des films. Mais ça ne marche pas toujours, encore moins lorsque c’est trop populaire ! Dimanche dernier, La Guerre Des Miss est diffusé. Une catastrophe totale, Benoit Poelvoorde se prend les pieds dans le tapis et ses miss sont plus ridicules qu’autre chose. La comédie de Patrice Lecomte étonne plus d’un vu la médiocrité de ses dernières productions. NT1 pleure sur ses 287 000 curieux et son point de part d’audimat.

FLOP Two : Recycler du vieux ne marche pas toujours. Depuis que D8 a repris l’ancienne émission du canal, Présumé Innocent est un vrai cataclysme. Ne fait pas du Morandini qui veut. Il faut aussi comprendre que la famille moyenne n’a pas forcément envie d’entendre en début de week-end des histoires de crimes. Ainsi, la « nouvelle grande » chaîne se retrouve derrière Gulli et France 5 avec 307 000 personnes et 1,2% de parts d’audience.

Flop Three : La TNT ne va pas être seule sur ce podium des mal-aimés. Le documentaire de lundi de Mireille Dumas n’a pas du tout plu. Ça c’est fait ressentir ! Un reportage de plus consacré aux dynasties. Celle qui d’habitude ameute la foule par ses montages bien ficelés et ses questions pertinentes, c’est perdu dans un documentaire dicté par les protagonistes. La journaliste a du se faire taper les doigts avec le plus mauvais score des chaînes historiques. Seulement 1,6 millions de téléspectateurs et 6,1% de parts de marché, un score de TNT ! En espérant qu’elle se reprenne pour son prochain épisode.

FLOP Hors-série : Je ne peux pas ignorer la chute de Splash sur TF1. Avec une perte de plus d’un millions de téléspectateurs chaque semaine, le jeu d’eau n’a fait que 4,7 millions de désespérés et 20,1% de parts d’audience. Permettant ainsi à NCIS de leur faire boire la tasse ! M6 doit se réjouir d’avoir perdu le bras de fer pour le gain de ce format. Ridicule du tout au tout, des candidats qui passent plus de temps dans l’infirmerie que sur le plongeoir, des sauts aussi périlleux que la victoire de Jean-François Copé à l’UMP, l’ensemble animé par un jury mou et trois présentateurs invisibles. Je ne parle pas de l’humour pathétique de Gérard Vivès. Coluche se retourne dans sa tombe à chacune de ses blagues qui n’esquissent même pas un sourire sur mon visage. Si TF1 a appris la leçon, la deuxième saison ne devrait pas avoir lieu.

L’audience, ce n’est pas moi, c’est vous.

Florian G.