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100 000 euros la rénovation de son bureau : Mathieu Gallet se moque-t-il de nous ?

Révélation du prix excessif de la rénovation de son bureau: le galet dans la chaussure du PDG de Radio France

Révélation du prix excessif de la rénovation de son bureau: le galet dans la chaussure du PDG de Radio France

Alors que des préavis de grève menacent tous les jours Radio France, « le SNJ s’est vu abasourdi, choqué et consterné » par le coût de la rénovation du bureau du président de Radio France. Une révélation du Canard Enchaîné parue hier qui tombe mal.

 

« Il faut refonder Radio France comme si nous partions d’une feuille blanche », avait-il prévenu dans les colonnes du Figaro.  Devons-nous alors nous étonner de lire dans le palmipède que le jeune patron de la Maison de la Radio ait rénové son bureau à hauteur de 105 000 euros ? Soit plus de 1200 piges journalières à Radio France ou la rémunération de 200 stagiaires. La révélation rappelle l’affaire Thierry Lepaon, ancien patron de la CGT, mais celui-ci apparaît aujourd’hui comme un petit joueur, les travaux dans son bureau ayant coûté « seulement » 62 000 euros.

Meubles jetés, volets changés, moquette arrachée

C’est au 3e étage de la maison ronde, dans l’ancien bureau de Jean-Luc Hees, que Mathieu Gallet a souhaité tout refaire, jugeant la pièce pas assez à son goût. Un communiqué de Radio France explique que ces travaux s’inscrivent « dans le budget 2014, adopté en décembre 2013 », soit avant l’arrivée de l’ancien président de l’INA. La Maison de la Radio ajoute que « les dépenses de rénovation des espaces de la Présidence sont comprises dans cette enveloppe et s’élèvent à environ 100 000 euros ». Mais en regardant de plus près, le budget alloué à l’origine pour les travaux de ce bureau étaient de 34 500 euros. Tous les meubles ont étés jetés, les volets changés et la moquette arrachée. Le montant le plus élevé a été la restauration de boiseries en palissandre, représentant une note de 72 494 euros. Le tout – rappelons-le – payé par la redevance audiovisuelle.

« Ce bureau était impeccable »

Mais ce lieu de travail méritait-il d’être changé ? Selon l’ancien PDG de Radio France, Jean-Luc Hees, le lieu avait déjà était refait dans le cadre du grand chantier de la rénovation de la maison ronde. « Il y avait une très belle moquette aubergine et une peinture flambante neuve. Ce bureau était impeccable », se souvient-il dans les pages du Canard Enchaîné. Les couleurs ne lui plaisaient peut-être pas. A l’INA, Mathieu Gallet avait également refait son lieu de travail. « Avant Radio France, Mathieu Gallet avait déjà rénové son bureau, rue de Valois, à l’INA. C’est un toc. Non remboursé par la sécu », ironise sur Twitter, Emmanuel Beretta, journaliste politique au Point. 

Quadruple préavis de grève

Une polémique qui n’améliorera pas les relations du PDG de Radio France avec ses salariés. Comment peut-il être crédible en présentant son plan social « de retour à l’équilibre » quand il rénove son bureau à des prix exorbitants ? Le conseil d’administration a adopté un budget 2015, déficitaire de 21,3 millions d’euros, une première dans l’histoire du groupe des radios publiques. Le syndicat national des journalistes a indiqué dans leur communiqué qu’il « était très inquiet dans un contexte déjà alourdi par les menaces qui pèsent sur l’emploi et, à terme, sur les missions de l’entreprise ». Un quadruple préavis de grève a été déposé aujourd’hui, cette fois-ci illimité. Il s’agit du troisième appel à la grève en un mois contre un éventuel plan social et des mesures d’économies.

Florian Guadalupe

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Alain Juppé, l’art de la communication efficace

Alain Juppé a été désigné par le magazine GQ, "l'homme politique de l'année".

Alain Juppé a été désigné par le magazine GQ, « l’homme politique de l’année ».

Après ses affaires judiciaires à la fin des années 1990, son exil à Montréal et sa défaite aux législatives de 2007, Alain Juppé a fait un retour fracassant sur le devant de la scène avec une communication rôdée. L’ancien premier ministre a réussi son année en cassant l’image de l’homme passéiste et technocrate et devenant une autre alternative pour 2017. Pour la moitié des français, il ferait « un bon président » devant Manuel Valls (32%) et Nicolas Sarkozy (31%) selon un sondage de Vivavoice commandé par Libération le 22 décembre 2014.
« Après avoir lancé sa candidature cet été pour à la présidentielle de 2017, Alain Juppé a maintenu sa communication, notamment sur les réseaux sociaux. Son statut d’homme d’Etat expérimenté est dans la continuité de son image au Quai d’Orsay » explique Gilles Boyer, son conseiller communication qui a élaboré avec l’ancien ministre des Affaires étrangères son retour efficace.

Une stratégie ciblée

La communication du chef du gouvernement de Jacques Chirac passe une grande partie par son blog, qu’il tient depuis 2000, et sur lequel il a annoncé le 20 août sa candidature à la présidentielle, mais aussi son programme au moment du retour de Nicolas Sarkozy et ses prises de positions sur l’actualité. »Son blog-notes, al1jup, est très repris, très lu et très efficace depuis la fin de l’été » ajoute le bras de « gauche » d’Alain Juppé, revendiquant 6 000 visites par jour contre 1 000 auparavant, « sa campagne municipale réussie a été un vrai boost. Sa stratégie de communication  a été très ciblée. L’objectif est de ne pas avoir besoin de se montrer partout et tout le temps ».
L’ancien président du RPR fait souvent la une des journaux d’opinions mais aussi des Inrocks, magazine idéologiquement à gauche où il prend le contrepied de l’ancien président en pleine campagne pour la présidence de l’UMP. Alain Juppé incarne une ligne différente de Nicolas Sarkozy, plus orientée à gauche. Alors que les débats tournent autour de l’abolition de la loi Taubira, l’ex-ministre de la Défense de 2010 à 2011 déclare être « favorable à l’adoption par un couple du même sexe ».

« En politique, on n’est jamais fini »

Une position franche après le succès de son passage à Des paroles et des actes sur France 2 le 2 octobre. Son retour se ressent par l’embellie dans les sondages, gagnant quinze points depuis juillet 2014 (sondage LH2, le 9 octobre) et le plaçant premier pour la primaire UMP de 2016. Il est alors plébiscité par GQ le 19 novembre qui le nomme « homme politique de l’année ». Il reçoit d’ailleurs le Prix 2014 de l’humour politique, décerné par le Press Club de Paris, pour sa phrase : »En politique, on n’est jamais fini, regardez-moi! ».
L’actuel maire de Bordeaux a connu des traversées du désert. Premier ministre en 1995, il accuse d’une forte impopularité, notamment à la suite de mouvements de grèves pour « la défense des acquis sociaux ». Adjoint au maire aux Finances de Paris, il est condamné en 2004 à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’éligibilité pour une affaire d’emplois fictifs, une partie des journalistes estimant qu’il « paye pour Jacques Chirac ». Il se retire au Québec par la suite, avant de revenir se présenter aux législatives en 2007. Une élection synonyme d’échec l’empêchant d’obtenir le millefeuille ministériel de l’Ecologie. Alain Juppé, ayant regagné la mairie de Bordeaux, se met en retrait des médias et travaille sur une nouvelle approche des Français.

Pour 2015, « la même ligne »

« On a choisi de faire des choses différentes que les autres: élargir la communication sur le plan culturel. Mais il ne faut pas être sur tous les médias, il ne faut pas en faire une overdose. On a refusé 99% des demandes » avoue Gilles Boyer. Et lorsqu’il se fait huer dans sa propre ville à Bordeaux le 22 novembre sur le sujet d’une primaire ouverte aux partis centristes, devant des militants UMP aux côtés de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé reste de marbre. Il est d’ailleurs soutenu par de nombreux cadors du parti, comme Jacques Chirac. Son positionnement sur l’échiquier politique plus au centre lui offre le soutien de François Bayrou  et marque clairement l’image de l’homme de droite modéré.
Cette posture, le membre du triumvirat de l’UMP « va l’intensifier lors de la primaire en 2016. Il faudra s’adapter aux circonstances et à l’actualité. Pour 2015, l’objectif n’est pas de maintenir la même communication mais de garder la même ligne » souligne son conseiller communication.

 

Florian Guadalupe

Charlie Hebdo : Que retient-on de la couverture médiatique des attentats ?

Après les attentats du début du mois de janvier, l'heure est au bilan pour les médias de l'audiovisuel

Après les attentats du début du mois de janvier, l’heure est au bilan pour les médias de l’audiovisuel

Durant l’attaque à Charlie Hebdo et les malheureux évènements qui l’ont suivie, les médias audiovisuels ont fait face à une situation inédite. De lourds moyens techniques ont été mis en œuvre pour suivre l’affaire. Quel bilan peut-on en tirer ?

La surprise, puis la réaction. La triste nouvelle apprise, l’ensemble des médias, notamment audiovisuels mais aussi web, a chamboulé leur programme déployant une édition spéciale : direct avec journalistes sur le terrain, analyse par des experts, etc. Les réseaux sociaux, les institutions et les journalistes eux-mêmes ont critiqué certaines manœuvres des médias pour avoir des exclusivités et les meilleurs images, parfois au dépend du bon déroulement des opérations de la police et des gendarmes. Que faut-il retenir, quelles erreurs ont été faites ?

Danger du sur-plus d’information

Rumeurs ou intox, durant trois jours une pluie d’information est tombée à la télévision et sur les réseaux sociaux. Les médias devaient faire preuve de recul avec les données des actions lors des opérations à Dammartin-sur-Goëlle et à Porte de Vincennes.

L’annonce de France 2 de la présence de Lilian Lepère,  salarié de l’imprimerie où étaient cachés les frères Kouachi, aurait pu le mettre en péril. Une information récupérée par la Deux à la suite d’une interview de la sœur du « présumé otage ». « On ne peut pas dire que nous avons mis en danger le frère de cette personne », affirme au Monde, Thierry Thuillier, directeur de l’information de France Télévisions, « à partir du moment où on comprend que la sœur est sans nouvelle de son frère et qu’elle dit cesser de l’appeler pour éviter de le compromettre s’il est caché, on change l’angle de la conversation à l’antenne ».

Autre cas sur BFM TV, à la fin de l’assaut à Porte de Vincennes, la femme de l’un des otages dénonce la diffusion de la chaine d’information continue de la présence d’otages cachés dans une chambre froide du supermarché. Hervé Béroud, directeur de la rédaction de BFM TV, a tenu expliqué qu’ils n’ont jamais mentionné leur existence dans un bandeau. Seul, le journaliste Dominique Rizet, en plateau, a évoqué une fois la présence d’une femme cachée, se justifiant l’avoir dit avec l’accord d’un contact au Raid. Certains sites web comme l’Express.fr ont regretté avoir donné trop information et ont fait leur mea culpa : « Nous sommes censés, nous apprend-on dans les écoles, ne diffuser une information que si elle a été vérifiée à deux sources différentes et fiables. On l’oublie trop souvent, au gré des circonstances, des urgences, des fausses certitudes ou des nécessités – et quand je dis on, je monte dans la barque avec L’Express. On tâchera de s’en souvenir. »

« Grand coup de chapeau aux journalistes »

Bien que de nombreuses erreurs aient été réalisées durant cette lourde semaine, il ne faut pas oublier les circonstances inédites pour les journalistes. L’information aurait pu être contre-productive, notamment avec les caméras avant les assauts, qui auraient pu aider les terroristes à suivre le déroulement des opérations. Mais ne négligeons pas le travail journalistique qui a aussi permis au public de suivre l’affaire et d’aider les forces de l’ordre. « Il y a probablement eu quelques erreurs ici ou là, mais quel travail. Grand coup de chapeau ! » félicite Mémona Hintermann, membre du CSA au micro de Jean-Marc Morandini sur Europe 1, « le zéro défaut n’existe pas ».

Quand un évènement d’une telle ampleur débarque dans les rédactions, le réflexe n’a pas été que la course à l’information. Une majorité de médias a d’abord essayé d’avoir un décryptage clair de l’incident, avant de prendre des mesures efficaces pour couvrir les évènements correctement. « Nous avions les moyens d’adopter une approche prudente. On a un service police-justice composé de cinq personnes qui, jour et nuit, est là pour valider l’information donnée sur nos antennes », raconte Laurent Guimier, directeur de France Info« l’idée n’est pas de fanfaronner en disant : « On n’a pas fait d’erreur » mais bien de se dire qu’on a tenu nos engagements éditoriaux même dans les moments de très fortes tensions ».

Une rencontre entre les dirigeants de l’audiovisuel

L’accalmie revenue, le CSA a réuni jeudi l’ensemble des médias afin de revenir sur le traitement médiatique des attentats à la télévision et la radio. Animée par Olivier Schrameck, président du gendarme de l’audiovisuel, près d’une quarantaine de responsables sont venus exposer leurs difficultés et les problématiques rencontrées. Objectif de cette journée : comprendre le cadrage de l’information sur ces évènements pour servir demain en pareilles circonstances.

Principale remarque faite : les relations avec les autorités publiques. Afin d’éviter des maladresses ou dérapages, Thierry Thuillier, Hervé Béroud et Céline Pigalle, directrice de la rédaction d’i<télé, ont réclamé « un interlocuteur permanent du côté des autorités ». Cette mesure empêcherait au moins de divulguer la présence ou non d’otages et de doser l’information en fonction des enquêtes et de l’opération. Même si les dirigeants des grandes chaînes et radios seront toujours dans la quête de l’exclusivité et de l’audience, principale mesure de revenu de ces rédactions. Pour rappel, BFM TV a enregistré son record historique le jour de l’attaque à Charlie Hebdo avec 13,3% de parts d’audience.

Florian Guadalupe

Thomas Joubert marche à l’onde

 

Fidèle compère de Jean-Marc Morandini sur Europe1, Thomas Joubert, 37 ans, navigue dans le milieu des médias depuis 1997. De la radio à la télévision, l’attentif journaliste s’est rôdé par ses diverses expériences  et sa passion du métier. Portrait d’un professionnel qui n’a pas sa langue dans sa poche par Florian Guadalupe.

 

Thomas Joubert, le journaliste trublion d'Europe1.

Thomas Joubert, le journaliste trublion d’Europe1.

Sa chronique quotidienne du Grand direct des médias terminée, Thomas Joubert m’accueille dans le studio intime numéro 4, ancienne maison de Pierre Bellemare et utilisé aujourd’hui pour des interviews. Les pieds sur terre, il fait parti de ces journalistes qui ne sont pas passés par des écoles reconnues. C’est sur le tas qu’il a appris le métier. De fil en aiguilles, il atterrit sur la station reine de Lagardère et se voit offrir l’émission des 30 ans du Top 50, « un rêve de gosse » pour le chroniqueur radio.

Sa lettre audacieuse à Europe 1

Du haut de ses dix ans, le poste radio dans sa chambre est déjà réglé sur Europe1 pour écouter le classement des musiques du moment présenté par Jean-Luc Delarue. La radio, c’est une histoire de famille. Avec des parents amateurs de radio, il connait par cœur les grilles des programmes, que le garçon refait et déplace lui-même. L’éternel fan d’Europe1 assiste déjà aux émissions de Jean Roucas, Laurent Boyer et du présentateur de Ça se discute dans les studios qu’il côtoie aujourd’hui.

À l’âge de 15 ans, le féru des médias a le privilège de rencontrer le directeur des programmes d’antan, Patrick Blanc-Francart. L’adolescent culotté lui écrit une lettre désignant les émissions qu’il aime et qu’il n’aime pas. Alerté par le style du jeune homme, le patron des grilles le fait venir dans son bureau et lui confie une mission : rendre des rapports d’écoutes réguliers toute la saison. Au bout de quelques semaines, Thomas l’avertit d’un animateur « qui explose à la radio », Artur. « À l’époque, c’est un phénomène de société, tout le lycée n’écoute que ça », raconte fasciné l’ancien chroniqueur de Faut pas rater ça sur France 4. Coïncidence ou réel impact, Artur débarque à la rentrée 1993 au micro d’Europe1.  Une anecdote qui l’a marqué et permis de mettre un premier pied dans le monde des médias.

L’ « excellente école » d’I<télé.

Ayant d’abord fait ses marques à la radio à France Inter, Voltage et Europe 2, la télévision le tente. Il passe par pléthore de chaînes télévisées avant de se poser sur I<télé  pendant huit ans. Une expérience qui l’aura « lessivée » mais qu’il confie être « une excellente école. » Débutant en chaîne d’information en continue, il se retrouve à devoir traiter de sujets lourds comme la seconde guerre en Irak, la mort de Jean-Paul II et les obsèques de Yasser Arafat. Lors du crash du Rio-Paris d’Air France, le journal se lance sans qu’il n’ait vu le sujet. « Des gens arrivaient dans le studio, on ne savait même pas qui c’était», se souvient Thomas Joubert, auparavant présentateur de la matinale avec Laurent Bazin et Nathalie Iannetta.

En 2011, la station de son enfance lui ouvre ses portes. Révolue l’information sérieuse, place à l’info média un peu plus légère. De cette grande expérience, il en ressort beaucoup de maturité : « on est toujours plus fort quand on est aussi à l’aise pour parler de la guerre en Afghanistan que de la petite culotte de Britney Spears ». Le plus beau mec de la télé 2012 selon Têtu a toujours entretenu une relation ambivalente avec les médias et le métier de journaliste.

De nouveaux supports parfois insupportables

En 2009, Twitter n’existait pas encore en France que Thomas Joubert voulait le mettre en place sur I<télé : « c’était beaucoup trop tôt ».  Ce réseau social est une vraie mine d’informations pour le journaliste média et people mais surtout un moyen pour lui de communiquer. Cela fait longtemps qu’il ne poste plus de messages personnels, les tweets sont essentiellement pour de la promotion ou un relai d’Europe1. Il reproche tout de même avec frénésie « l’effet pervers des réseaux sociaux » qui est devenu le « défouloir moderne » des internautes « avec des réactions extrêmement violentes. »Si Thomas a fait de la radio sa passion, c’est parce qu’il estime qu’elle « ne mourra jamais. » En moins de vingt ans, il l’a vu évoluer. Le jeune journaliste qu’il était à Europe2 se rappelle encore des heures qu’il passait à devoir convertir ses chroniques pour les diffuser sur le web. Une plaie de nos jours automatisée. Finis les lecteurs CD et les postes radios, aujourd’hui il écoute la radio sur l’Iphone et en podcast. « La radio d’il y a 10 ans n’est pas différente de celle d’aujourd’hui. Ce sont les supports qui ont changé », rappelle l’auteur du livre des 30 ans du Top 50.

Mais ce n’est pas les réseaux sociaux que le mordu de « Fais pas ci fais pas ça » critique le plus sur Internet, c’est la recherche incessante de clics et de buzz. Il sait que c’est Jean-Marc Morandini qui l’a inventé  et trouve même ça « géniale. » Ce qui le gêne, c’est que « l’information sérieuse soit tombée dans le même travers », notamment par le jeu de petites phrases. Pour les sites médias, il considère dommage que certains n’osent pas avouer qu’ils fonctionnent comme ça. Au jeu du clic et de la news, Thomas assume y participer tous les jours mais qu’en terme d’information, « ça n’a aucun intérêt ». La seule limite qu’il se donne, c’est de ne pas faire une information sur une personne qui refuse de répondre à un buzz « pour alimenter le feuilleton. »

Dans les pas de Morandini

Ce recul et cette carapace que s’est forgé le chroniqueur de 37 ans, il le doit en parti à l’animateur de fin de matinée d’Europe1, Jean-Marc Morandini. En venant d’I<télé, Thomas a eu l’image du « bobo parisien qui se pince le nez sur certaines informations. » À ses côtés, il a appris le sens du public. En le remplaçant plusieurs fois, il s’est rendu compte qu’il fallait se mettre à la place des auditeurs pour réussir l’émission. Et toujours  en ignorant ce que peuvent penser les « Télérama, Nouvel Obs ou Puremedias. » Le journaliste a acquis une faculté à être hermétique à toutes les critiques. Conscient de ne pas faire du journalisme Albert-Londres, son objectif est de passer un bon moment dans une émission sur les médias, l’actualité et la santé.

Peu à peu, il se fraie un chemin pour avoir le plus d’espace possible. Dès Noël, Jean-Marc Morandini lui laisse les manettes du Grand direct des médias, soit trois heures d’émissions en direct. Son ambition, il ne s’en cache pas et la station est au courant, Thomas Joubert voudrait décrocher sa propre émission : être au micro de la quotidienne le week-end et continuer à faire le 9h-10h sur les médias. Pour lui, « la télé, elle marche sept jours sur sept. » Toutefois, il met le doigt sur un grand défaut des radios généralistes : ils ne prennent que des gens de la télévision. Après avoir énuméré une dizaine de personnalités, il rappelle que Jean-Luc Delarue a commencé à la radio avant de devenir l’icone du petit écran. Ce nouveau système de la radio, il le juge en parti promotionnel. « C’est plus jolie sur les affiches d’avoir Alessandra Sublet que Thomas Joubert », convient l’ancien rédacteur en chef de Disney Channel. Thomas ne veut pas griller les étapes et compte bien arriver à ses ambitions. Il sait que c’est par le travail qu’il pourra concrétiser ses désirs, même s’il assume avoir eu ce facteur chance qui l’a beaucoup aidé dans sa carrière.

Stéphane Jobert, l’animateur décomplexé de NRJ12

Sans titre

Ambassadeur de la réunion et présentateur télé, Stéphane Jobert, 38 ans, rythme son quotidien sans pression. De l’Euromillions aux bêtisiers, l’animateur ne sait plus où donner de la tête. Portrait d’un homme ambitieux et philanthrope par Florian Guadalupe.

Sourire éclatant, démarche décontractée, teint bronzé, Stéphane Jobert s’apprête à démarrer la quarantaine détendu. Les pieds sur terre, il fait partie du cercle fermé des animateurs travaillant pour plusieurs chaînes. Sans tabous, Stéphane ne craint pas de parler des audiences et des off des médias.

Une notoriété contrastée

Son ambition, c’est à la Réunion qu’elle nait. Ayant vécu la majorité de sa vie là-bas, l’animateur garde une réelle attache à l’île. Il y acquit la culture et la langue locale. Celui qui jouait le présentateur dans sa chambre se lance à l’âge de 14 ans dans l’aventure de la radio associatif. Deux ans après, une station commerciale l’engage et l’ascension médiatique est fulgurante. Les réunionnais apprennent à connaître ce petit jeune qui officie sur les ondes locales.

 « Je savais que c’était une vocation pour moi »

Le succès l’emportant, il pose ses valises à la capitale. De castings en castings, des chaînes comme TF1, M6 ou la RTBF lui assignent ses premières émissions. Cette soudaine médiatisation ne le change pas pour autant. Sauf quand il retourne sur sa terre d’enfance. La communauté plus restreinte, la notoriété est plus importante. Même dix ans après avoir quitté l’île, des fans l’attendent toujours à l’aéroport. Cette situation l’amuse par rapport au contraste parisien. Pouvoir marcher tranquillement dans la rue lui va aussi très bien. Aujourd’hui, Stéphane présente à la fois sur NRJ12 et sur France2, mais la presse réunionnaise garde toujours un contact avec lui.

Des activités diversifiées

Son statut d’animateur télé, Stéphane Jobert l’assume totalement. Il sait qu’il vit convenablement et que c’est les médias qui le lui permettent. Connu pour avoir animé des programmes « people »,  le réunionnais côtoie des personnalités de la télévision, mais aussi de la chanson et de la comédie. De temps en temps, il se rend à des soirées mondaines. Ce milieu est juste un plus de la radio ou du petit écran. Il ne souhaite pas entrer dans ce système de journaux à scandales. « Faire people, ce n’est pas mon truc ».

« L’époque des animateurs qui s’en mettent plein les poches est révolue »

Toutefois, Stéphane précise que travailler sur une seule chaîne ne suffit pas, notamment sur les chaînes TNT où les budgets et salaires sont moindres.  Afin de diversifier son activité, il ouvre en 2005 sa société, STEM Productions, pour pouvoir intervenir auprès d’entreprises proposant des évènements. Son but n’est pas de devenir millionnaire mais de vivre tranquillement.

Priorité radio !

Le présentateur doit cette réputation à son public. Il apprécie ses fans et estime devoir faire l’effort de répondre aux gens quand on lui écrit. Mais depuis sept ans, la plus grande tournée de France qu’il anime lui offre la possibilité de les rencontrer. Chaque été, c’est 400 000 personnes que Stéphane rejoint sur les plages. Et du temps, le collègue de Clara Morgane aime en donner. En 2012, l’association Enfance Paris Match d’Henri Leconte a pu compter sur sa participation. Par contre, il ne veut pas trop user de son image par peur d’être amalgamer avec ces stars qui le font pour leur publicité. Pour les mois qui viennent, c’est en priorité la radio que Stéphane veut retrouver. Pour redémarrer, il se relancerait plutôt sur une musicale et pourquoi pas faire de l’infotainement. Pour l’instant, il est fier de  son Super Bêtisier et de nouveaux numéros débarquent sur la douze !

 

Chronologie express

-1991 : Stéphane Jobert rejoint la station RFM  Réunion
-1995 : L’animateur débute à la télévision sur RFO Réunion
-2001 : Installé à Paris, TF1 et FDJ le repère pour présenter Tac O Tac TV
A partir de 2004, Stéphane présente la tournée d’été FDJ-NRJ12
-2011 : Il intègre les équipes de NRJ TV
-2012 : Le présentateur devient le 9ème ambassadeur de La Réunion

Les brèves de l’été n°3

 

Les dernières informations de cet été sur La Zapette ! Cette nouvelle saison télévisuelle promet de grands rebondissements et une réelle guerre d’audience !

–          France 4 prépare pour sa rentrée un programme similaire au « Petit Journal ». Intitulé « C’est quoi ce boucan ? », il analysera d’un ton décalé l’actualité de la semaine. Dès octobre, les téléspectateurs auront l’occasion d’y jeter un coup d’œil.

–          Daphné Bürki s’oriente vers les médias. En effet, tous les samedis midis, l’animatrice présentera « Le tube », émission sur l’actualité de la télévision.

–          Confirmé ! Elie Semoun fait partie de la troupe de Sophia Aram, le fameux talk-show de France2.

–          Ca y est, Virgin Radio a trouvé son quatuor pour palier la départ de Cyril Hanouna à la matinale. En leader, on retrouve Christophe Beaugrand, épaulé par le cador Florian gazan et la séduisante Emilie Picchereddu. Le plus surprenant est la quatrième personnalité qui les rejoint. Ce n’est rien d’autre que Lucienne du « Petit Journal » de Canal Plus.

–          Pierre Menés, l’incontournable sniper du football, prépare un film sur le sport le plus populaire de France ! On attend Matt Pokora dans le rôle principal !

–          Stephane Bak, le jeune humoriste, a le vent en poupe. Courtisé de toute part, l’ado se retrouve dans la bande de Cyril Hanouna sur D8 et rejoint Enora sur Virgin Radio pour l’émission du soir.

–          Les frères Zarko et Zelko, candidats de Secret Story en France et en Serbie, font parties de l’aventure « L’ile de la vérité 3 ».

–          W9 prépare des spin-offs de « La belle et ses princes ». On suivra les aventures amoureuses de certains prétendants.

–          « Amelie Poulain » sera ré-adapté en comédie musicale aux Etats-Unis.

–          Benjamin Castaldi quitte TF1 pour…Gulli ! Oui Gulli ! « Family Quest », un jeu d’aventure familial !

–          Le parrain de la nouvelle émission média de Morandini sur NRJ12 est le présentateur du JT de TF1, Julien Arnaud !

–          Laurent Baffie se retrouve sur France Bleu pour continuer l’aventure « C’est Quoi Ce Bordel ? ».

–          Echange de chroniqueurs entre D8 et NRJ12, Eric Dussart rejoint Morandini et Julia Martin débarque chez Hanouna !

Florian G.

Les réseaux sociaux : un an de bilan !

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Devenus un réel facteur pour les marques, les médias et les internautes, les réseaux sociaux stimulent toujours autant. Médiamétrie réalise son baromètre annuel de ce nouveau système de contact. En ce mois de juin, 80% des internautes disposent d’un compte sur un site social. En tout, cela revient à 32 millions d’inscrits sur un réseau social, soit deux millions de plus sur un an. Le phénomène « Social » se répand de plus en plus, notamment avec la consultation via le téléphone mobile.

Les réseaux sociaux au top !

Encore plus grands, encore plus forts, encore plus vites : les réseaux sociaux n’ont jamais été aussi galvanisé qu’en cette année 2013. Toujours leader, Facebook voit tout de même diminuer son nombre d’inscrits par mois. Logique ! Il y a dorénavant de nouvelles formes de réseaux sociaux : Twitter, Google + et LinkedIn. Ces trois-là ont réalisé la plus belle progression de la saison. Malgré une plus faible activité par rapport à l’année dernière et la présidentielle, Twitter gagne 5% ! Ce qui correspond qu’un internaute sur cinq tweete. Une même augmentation pour Google + qui se retrouve à un internaute sur huit. Pareil constat pour LinkedIn. L’activité sur ces réseaux sociaux s’élève avec celle des médias. Ils sont d’ailleurs utilisés pour juger de l’audience « Social » d’un évènement ou d’un programme télé. Un intérêt supplémentaire pour les annonceurs.

A chaque réseau son utilisation

Ce qui permet la cohabitation de ces sites repose dans leur utilisation différente. Facebook, roi du domaine, demeure le plus amical et le plus familial. Neuf inscrits sur dix l’utilisent pour rester en contact avec ses amis et huit sur dix pour discuter avec sa famille. Celui avec qui on le compare le plus, Twitter, se révèle être le média pour suivre l’activité des personnalités et des marques. Deux « twittos » sur trois opèrent pour cette raison. Concernant les relations professionnelles, LinkedIn et Viadeo représentent les réseaux types. De nombreuses entreprises passent désormais sur ces deux domaines. Une nouvelle forme de C.V. naît. Pour Google+, son utilisation reste floue et se situe sur différentes strates. Au de-là des questions de confidentialité et de respect de la vie privée, il faut accepter que les réseaux sociaux constituent l’écosystème dans lequel les relations ont l’opportunité d’établir le contact, de le garder et de mieux se connaître.

 

Florian G.