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100 000 euros la rénovation de son bureau : Mathieu Gallet se moque-t-il de nous ?

Révélation du prix excessif de la rénovation de son bureau: le galet dans la chaussure du PDG de Radio France

Révélation du prix excessif de la rénovation de son bureau: le galet dans la chaussure du PDG de Radio France

Alors que des préavis de grève menacent tous les jours Radio France, « le SNJ s’est vu abasourdi, choqué et consterné » par le coût de la rénovation du bureau du président de Radio France. Une révélation du Canard Enchaîné parue hier qui tombe mal.

 

« Il faut refonder Radio France comme si nous partions d’une feuille blanche », avait-il prévenu dans les colonnes du Figaro.  Devons-nous alors nous étonner de lire dans le palmipède que le jeune patron de la Maison de la Radio ait rénové son bureau à hauteur de 105 000 euros ? Soit plus de 1200 piges journalières à Radio France ou la rémunération de 200 stagiaires. La révélation rappelle l’affaire Thierry Lepaon, ancien patron de la CGT, mais celui-ci apparaît aujourd’hui comme un petit joueur, les travaux dans son bureau ayant coûté « seulement » 62 000 euros.

Meubles jetés, volets changés, moquette arrachée

C’est au 3e étage de la maison ronde, dans l’ancien bureau de Jean-Luc Hees, que Mathieu Gallet a souhaité tout refaire, jugeant la pièce pas assez à son goût. Un communiqué de Radio France explique que ces travaux s’inscrivent « dans le budget 2014, adopté en décembre 2013 », soit avant l’arrivée de l’ancien président de l’INA. La Maison de la Radio ajoute que « les dépenses de rénovation des espaces de la Présidence sont comprises dans cette enveloppe et s’élèvent à environ 100 000 euros ». Mais en regardant de plus près, le budget alloué à l’origine pour les travaux de ce bureau étaient de 34 500 euros. Tous les meubles ont étés jetés, les volets changés et la moquette arrachée. Le montant le plus élevé a été la restauration de boiseries en palissandre, représentant une note de 72 494 euros. Le tout – rappelons-le – payé par la redevance audiovisuelle.

« Ce bureau était impeccable »

Mais ce lieu de travail méritait-il d’être changé ? Selon l’ancien PDG de Radio France, Jean-Luc Hees, le lieu avait déjà était refait dans le cadre du grand chantier de la rénovation de la maison ronde. « Il y avait une très belle moquette aubergine et une peinture flambante neuve. Ce bureau était impeccable », se souvient-il dans les pages du Canard Enchaîné. Les couleurs ne lui plaisaient peut-être pas. A l’INA, Mathieu Gallet avait également refait son lieu de travail. « Avant Radio France, Mathieu Gallet avait déjà rénové son bureau, rue de Valois, à l’INA. C’est un toc. Non remboursé par la sécu », ironise sur Twitter, Emmanuel Beretta, journaliste politique au Point. 

Quadruple préavis de grève

Une polémique qui n’améliorera pas les relations du PDG de Radio France avec ses salariés. Comment peut-il être crédible en présentant son plan social « de retour à l’équilibre » quand il rénove son bureau à des prix exorbitants ? Le conseil d’administration a adopté un budget 2015, déficitaire de 21,3 millions d’euros, une première dans l’histoire du groupe des radios publiques. Le syndicat national des journalistes a indiqué dans leur communiqué qu’il « était très inquiet dans un contexte déjà alourdi par les menaces qui pèsent sur l’emploi et, à terme, sur les missions de l’entreprise ». Un quadruple préavis de grève a été déposé aujourd’hui, cette fois-ci illimité. Il s’agit du troisième appel à la grève en un mois contre un éventuel plan social et des mesures d’économies.

Florian Guadalupe

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« J’avais presque l’impression d’attirer la mort ». Constantin Simon, auteur d’India Express

India Express, récit du jeune journaliste, Constantin Simon, sept années passées en Asie.

India Express, récit du jeune journaliste, Constantin Simon, sept années passées en Asie.

Dans le cadre d’une émission radio sur le thème de l’Inde, le Master journalisme de Gennevilliers (MJG) a reçu le journaliste et auteur, Constanstin Simon, pour la promotion de son livre India Express (éditions Le Passage). Dans son premier roman, il retrace son épopée  de sept ans à travers l’Asie, sous la forme du carnet de bord d’un personnage fictif, Pierre, nourri de rencontres et de souvenirs de reportages. Mais au-delà de ses épopées, je me suis intéressé à l’évolution de l’homme, de ses amours, de sa famille, de son approche de la mort. Interview.

Peut-on dire qu’il y a un Constantin Simon avant et après l’Inde ?

Oui, le Constantin Simon d’avant était un peu comme vous, quelqu’un qui avait vécu toute sa vie dans son pays. Ça change beaucoup de chose quand on s’installe dans un pays qui n’est pas le sien. J’ai l’impression d’être devenu un peu Indien, si on peut dire ce bien grand mot, si on peut devenir d’un autre pays, si on peut changer son identité. Mais en tout cas, sur certains traits particuliers, habitudes horaires, par exemple, je suis devenu un peu Indien. Je suis toujours en retard. Vous me direz, on peut être en retard et pas Indien, mais en tout cas, les Indiens sont toujours un peu en retard et ont un rapport au temps un peu plus flexible. Il y a d’autres points sur lesquels je suis devenu un Indien.

Deux, trois mots forts pour qualifier l’Inde ?

Je dirai la vitalité, l’énergie et la jeunesse.

À part votre amour pour l’Inde, est-ce que vous avez trouvé votre âme-sœur ?

(rires) Je crois que c’est une quête un peu plus longue. Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai trouvé, mais je pense, comme disait Robert Brasillach: « Ce qui compte n’est pas l’aboutissement du chemin, mais le chemin lui-même ». Peut-être qu’en cherchant, en continuant à chercher, en continuant à bourlinguer, à faire des reportages et des ouvrages, je suis sur une voie. Après, je ne vous dirai pas que j’ai trouvé la fin de cette voie, la finalité.

Votre héros, Pierre, évoque aussi beaucoup sa famille au début du récit, mais n’en parle plus du tout après. Comment est-ce que vous avez appris à vivre loin de vos proches ?

Vous savez quand vous êtes nourris par des rencontres permanentes, ça vous remplit de choses. Après, vous connaissez aujourd’hui les technologies numériques, Skype et toutes ces choses-là. On peut garder facilement contact avec les siens.

Ce n’était pas trop difficile ?

Non, pas du tout. Je vous invite à venir faire cette expérience en Inde.

Il y avait un passage qui était un peu plus important dans le livre, qui était la mort. On voyait que pour Pierre, c’était une grosse obsession. Je voulais savoir comment vous, vous l’avez vécu ?

J’ai été plusieurs fois confronté à la mort. J’avais un peu l’impression, sans être traumatisé comme le personnage, que c’était un peu étrange à chaque fois de croiser la mort, presque de l’attirer. Soit dans des conditions particulières, un peu historiques. Par exemple à Bangkok, quand j’ai filmé l’assaut de l’armée thaïlandaise pour reconquérir le centre-ville en mai 2010, qui était occupé par les révolutionnaires en chemises rouges, j’ai vu un collègue se faire toucher par une grenade. Ou alors dans des situations beaucoup plus anecdotiques. Comme dans ce chapitre à Karachi. Je filmais une famille et le mari de la famille est pratiquement mort devant ma caméra. C’est une famille anonyme. J’ai filmé cette mort. On l’a emmené à l’hôpital. J’ai pu rentrer avec ma caméra. J’étais très jeune journaliste et je pense, que je ne savais pas comment filmer la mort. On apprend à filmer la mort. Il faut peut-être essayer de suggérer un cadavre, une main plutôt que de filmer les choses en gros plan. À l’époque, je ne savais pas faire. J’ai appris à me positionner sur cette question de la mort.

Vous dites dans le livre que votre rêve était de devenir Grand reporter, et vous l’avez réalisé. Alors, aujourd’hui, quels sont vos rêves ?

Peut-être devenir grand écrivain ? (rires)

Florian Guadalupe

Retrouvez ici l’intégralité de l’émission

Thomas Joubert marche à l’onde

 

Fidèle compère de Jean-Marc Morandini sur Europe1, Thomas Joubert, 37 ans, navigue dans le milieu des médias depuis 1997. De la radio à la télévision, l’attentif journaliste s’est rôdé par ses diverses expériences  et sa passion du métier. Portrait d’un professionnel qui n’a pas sa langue dans sa poche par Florian Guadalupe.

 

Thomas Joubert, le journaliste trublion d'Europe1.

Thomas Joubert, le journaliste trublion d’Europe1.

Sa chronique quotidienne du Grand direct des médias terminée, Thomas Joubert m’accueille dans le studio intime numéro 4, ancienne maison de Pierre Bellemare et utilisé aujourd’hui pour des interviews. Les pieds sur terre, il fait parti de ces journalistes qui ne sont pas passés par des écoles reconnues. C’est sur le tas qu’il a appris le métier. De fil en aiguilles, il atterrit sur la station reine de Lagardère et se voit offrir l’émission des 30 ans du Top 50, « un rêve de gosse » pour le chroniqueur radio.

Sa lettre audacieuse à Europe 1

Du haut de ses dix ans, le poste radio dans sa chambre est déjà réglé sur Europe1 pour écouter le classement des musiques du moment présenté par Jean-Luc Delarue. La radio, c’est une histoire de famille. Avec des parents amateurs de radio, il connait par cœur les grilles des programmes, que le garçon refait et déplace lui-même. L’éternel fan d’Europe1 assiste déjà aux émissions de Jean Roucas, Laurent Boyer et du présentateur de Ça se discute dans les studios qu’il côtoie aujourd’hui.

À l’âge de 15 ans, le féru des médias a le privilège de rencontrer le directeur des programmes d’antan, Patrick Blanc-Francart. L’adolescent culotté lui écrit une lettre désignant les émissions qu’il aime et qu’il n’aime pas. Alerté par le style du jeune homme, le patron des grilles le fait venir dans son bureau et lui confie une mission : rendre des rapports d’écoutes réguliers toute la saison. Au bout de quelques semaines, Thomas l’avertit d’un animateur « qui explose à la radio », Artur. « À l’époque, c’est un phénomène de société, tout le lycée n’écoute que ça », raconte fasciné l’ancien chroniqueur de Faut pas rater ça sur France 4. Coïncidence ou réel impact, Artur débarque à la rentrée 1993 au micro d’Europe1.  Une anecdote qui l’a marqué et permis de mettre un premier pied dans le monde des médias.

L’ « excellente école » d’I<télé.

Ayant d’abord fait ses marques à la radio à France Inter, Voltage et Europe 2, la télévision le tente. Il passe par pléthore de chaînes télévisées avant de se poser sur I<télé  pendant huit ans. Une expérience qui l’aura « lessivée » mais qu’il confie être « une excellente école. » Débutant en chaîne d’information en continue, il se retrouve à devoir traiter de sujets lourds comme la seconde guerre en Irak, la mort de Jean-Paul II et les obsèques de Yasser Arafat. Lors du crash du Rio-Paris d’Air France, le journal se lance sans qu’il n’ait vu le sujet. « Des gens arrivaient dans le studio, on ne savait même pas qui c’était», se souvient Thomas Joubert, auparavant présentateur de la matinale avec Laurent Bazin et Nathalie Iannetta.

En 2011, la station de son enfance lui ouvre ses portes. Révolue l’information sérieuse, place à l’info média un peu plus légère. De cette grande expérience, il en ressort beaucoup de maturité : « on est toujours plus fort quand on est aussi à l’aise pour parler de la guerre en Afghanistan que de la petite culotte de Britney Spears ». Le plus beau mec de la télé 2012 selon Têtu a toujours entretenu une relation ambivalente avec les médias et le métier de journaliste.

De nouveaux supports parfois insupportables

En 2009, Twitter n’existait pas encore en France que Thomas Joubert voulait le mettre en place sur I<télé : « c’était beaucoup trop tôt ».  Ce réseau social est une vraie mine d’informations pour le journaliste média et people mais surtout un moyen pour lui de communiquer. Cela fait longtemps qu’il ne poste plus de messages personnels, les tweets sont essentiellement pour de la promotion ou un relai d’Europe1. Il reproche tout de même avec frénésie « l’effet pervers des réseaux sociaux » qui est devenu le « défouloir moderne » des internautes « avec des réactions extrêmement violentes. »Si Thomas a fait de la radio sa passion, c’est parce qu’il estime qu’elle « ne mourra jamais. » En moins de vingt ans, il l’a vu évoluer. Le jeune journaliste qu’il était à Europe2 se rappelle encore des heures qu’il passait à devoir convertir ses chroniques pour les diffuser sur le web. Une plaie de nos jours automatisée. Finis les lecteurs CD et les postes radios, aujourd’hui il écoute la radio sur l’Iphone et en podcast. « La radio d’il y a 10 ans n’est pas différente de celle d’aujourd’hui. Ce sont les supports qui ont changé », rappelle l’auteur du livre des 30 ans du Top 50.

Mais ce n’est pas les réseaux sociaux que le mordu de « Fais pas ci fais pas ça » critique le plus sur Internet, c’est la recherche incessante de clics et de buzz. Il sait que c’est Jean-Marc Morandini qui l’a inventé  et trouve même ça « géniale. » Ce qui le gêne, c’est que « l’information sérieuse soit tombée dans le même travers », notamment par le jeu de petites phrases. Pour les sites médias, il considère dommage que certains n’osent pas avouer qu’ils fonctionnent comme ça. Au jeu du clic et de la news, Thomas assume y participer tous les jours mais qu’en terme d’information, « ça n’a aucun intérêt ». La seule limite qu’il se donne, c’est de ne pas faire une information sur une personne qui refuse de répondre à un buzz « pour alimenter le feuilleton. »

Dans les pas de Morandini

Ce recul et cette carapace que s’est forgé le chroniqueur de 37 ans, il le doit en parti à l’animateur de fin de matinée d’Europe1, Jean-Marc Morandini. En venant d’I<télé, Thomas a eu l’image du « bobo parisien qui se pince le nez sur certaines informations. » À ses côtés, il a appris le sens du public. En le remplaçant plusieurs fois, il s’est rendu compte qu’il fallait se mettre à la place des auditeurs pour réussir l’émission. Et toujours  en ignorant ce que peuvent penser les « Télérama, Nouvel Obs ou Puremedias. » Le journaliste a acquis une faculté à être hermétique à toutes les critiques. Conscient de ne pas faire du journalisme Albert-Londres, son objectif est de passer un bon moment dans une émission sur les médias, l’actualité et la santé.

Peu à peu, il se fraie un chemin pour avoir le plus d’espace possible. Dès Noël, Jean-Marc Morandini lui laisse les manettes du Grand direct des médias, soit trois heures d’émissions en direct. Son ambition, il ne s’en cache pas et la station est au courant, Thomas Joubert voudrait décrocher sa propre émission : être au micro de la quotidienne le week-end et continuer à faire le 9h-10h sur les médias. Pour lui, « la télé, elle marche sept jours sur sept. » Toutefois, il met le doigt sur un grand défaut des radios généralistes : ils ne prennent que des gens de la télévision. Après avoir énuméré une dizaine de personnalités, il rappelle que Jean-Luc Delarue a commencé à la radio avant de devenir l’icone du petit écran. Ce nouveau système de la radio, il le juge en parti promotionnel. « C’est plus jolie sur les affiches d’avoir Alessandra Sublet que Thomas Joubert », convient l’ancien rédacteur en chef de Disney Channel. Thomas ne veut pas griller les étapes et compte bien arriver à ses ambitions. Il sait que c’est par le travail qu’il pourra concrétiser ses désirs, même s’il assume avoir eu ce facteur chance qui l’a beaucoup aidé dans sa carrière.

Stéphane Jobert, l’animateur décomplexé de NRJ12

Sans titre

Ambassadeur de la réunion et présentateur télé, Stéphane Jobert, 38 ans, rythme son quotidien sans pression. De l’Euromillions aux bêtisiers, l’animateur ne sait plus où donner de la tête. Portrait d’un homme ambitieux et philanthrope par Florian Guadalupe.

Sourire éclatant, démarche décontractée, teint bronzé, Stéphane Jobert s’apprête à démarrer la quarantaine détendu. Les pieds sur terre, il fait partie du cercle fermé des animateurs travaillant pour plusieurs chaînes. Sans tabous, Stéphane ne craint pas de parler des audiences et des off des médias.

Une notoriété contrastée

Son ambition, c’est à la Réunion qu’elle nait. Ayant vécu la majorité de sa vie là-bas, l’animateur garde une réelle attache à l’île. Il y acquit la culture et la langue locale. Celui qui jouait le présentateur dans sa chambre se lance à l’âge de 14 ans dans l’aventure de la radio associatif. Deux ans après, une station commerciale l’engage et l’ascension médiatique est fulgurante. Les réunionnais apprennent à connaître ce petit jeune qui officie sur les ondes locales.

 « Je savais que c’était une vocation pour moi »

Le succès l’emportant, il pose ses valises à la capitale. De castings en castings, des chaînes comme TF1, M6 ou la RTBF lui assignent ses premières émissions. Cette soudaine médiatisation ne le change pas pour autant. Sauf quand il retourne sur sa terre d’enfance. La communauté plus restreinte, la notoriété est plus importante. Même dix ans après avoir quitté l’île, des fans l’attendent toujours à l’aéroport. Cette situation l’amuse par rapport au contraste parisien. Pouvoir marcher tranquillement dans la rue lui va aussi très bien. Aujourd’hui, Stéphane présente à la fois sur NRJ12 et sur France2, mais la presse réunionnaise garde toujours un contact avec lui.

Des activités diversifiées

Son statut d’animateur télé, Stéphane Jobert l’assume totalement. Il sait qu’il vit convenablement et que c’est les médias qui le lui permettent. Connu pour avoir animé des programmes « people »,  le réunionnais côtoie des personnalités de la télévision, mais aussi de la chanson et de la comédie. De temps en temps, il se rend à des soirées mondaines. Ce milieu est juste un plus de la radio ou du petit écran. Il ne souhaite pas entrer dans ce système de journaux à scandales. « Faire people, ce n’est pas mon truc ».

« L’époque des animateurs qui s’en mettent plein les poches est révolue »

Toutefois, Stéphane précise que travailler sur une seule chaîne ne suffit pas, notamment sur les chaînes TNT où les budgets et salaires sont moindres.  Afin de diversifier son activité, il ouvre en 2005 sa société, STEM Productions, pour pouvoir intervenir auprès d’entreprises proposant des évènements. Son but n’est pas de devenir millionnaire mais de vivre tranquillement.

Priorité radio !

Le présentateur doit cette réputation à son public. Il apprécie ses fans et estime devoir faire l’effort de répondre aux gens quand on lui écrit. Mais depuis sept ans, la plus grande tournée de France qu’il anime lui offre la possibilité de les rencontrer. Chaque été, c’est 400 000 personnes que Stéphane rejoint sur les plages. Et du temps, le collègue de Clara Morgane aime en donner. En 2012, l’association Enfance Paris Match d’Henri Leconte a pu compter sur sa participation. Par contre, il ne veut pas trop user de son image par peur d’être amalgamer avec ces stars qui le font pour leur publicité. Pour les mois qui viennent, c’est en priorité la radio que Stéphane veut retrouver. Pour redémarrer, il se relancerait plutôt sur une musicale et pourquoi pas faire de l’infotainement. Pour l’instant, il est fier de  son Super Bêtisier et de nouveaux numéros débarquent sur la douze !

 

Chronologie express

-1991 : Stéphane Jobert rejoint la station RFM  Réunion
-1995 : L’animateur débute à la télévision sur RFO Réunion
-2001 : Installé à Paris, TF1 et FDJ le repère pour présenter Tac O Tac TV
A partir de 2004, Stéphane présente la tournée d’été FDJ-NRJ12
-2011 : Il intègre les équipes de NRJ TV
-2012 : Le présentateur devient le 9ème ambassadeur de La Réunion

Les brèves de l’été n°2 !

–          Audrey Gellet est la grande gagnante du concours de France 2 « Qui sera le prochain grand pâtissier ? ». Après la réalisation d’une tarte tropézienne qui lui permet de remporter la première saison du jeu culinaire.

–          « Moi, Moche et Mechant 2 » se retrouve interdit dans les salles chinoises. Le gouvernement décide de favoriser les productions locales à celles internationales.

–          Stephane Richard, le PDG, ne veut plus vendre Dailymotion. Au contraire, il vient d’investir 30 millions d’euros.

–          Pour des raisons économiques, les enseignes Casino ne vont plus diffuser la radio dans l’enceinte de leurs magasins. Silence entre les rayons !

–          Pour fêter son succès, le trublion Cartman, aka Sebastien Patoche, a défilé nu sur la place de la Concorde.

–          Le second opus de « Wolverine » réalise le 10ème meilleur démarrage de l’année !

–          La société Sony adaptera le jeu « Gran Turismo » en film.

–          Laure Manaudou devient consultante pour RTL. Après « Splash », elle remet les pieds dans l’eau des médias et s’active pour apporter son expertise au Mondial de natation.

–          La nouvelle loi de l’audiovisuel est votée au parlement. Le président de la république n’est plus dans les moyens de désigner le patron du service public.

–          Lisa Kudrow, l’éternelle Phoebe de « Friends » dément la possibilité d’un film de la célèbre série.

–          Jean-Pascal Lacoste, l’agitateur de la première saison de la Star Academy, a été évincé de la série de TF1, « Section de recherche ».

–          Un spin-off de « Rocky » avec Sylvester Stallone est en préparation.

–          Alexandre Astier a confirmé le retour de « Kaamelott » sur M6.

Florian G.

Les « Laurent » du PAF

La télévision a vu passer de nombreuses personnalités. De grands noms qui nous ont marqués, soit par leur humour, leur professionnalisme ou leur talent. J’ai choisi de relever cinq « Laurent » qui ont su apporter quelque chose de plus à la télévision. Avant tout chose, il faut savoir que ce classement est purement subjectif de ma personne. Il n’est en rien issu d’un sondage ou d’un panel de personnes. Il fait suite au classement fait sur les « Thierry » du PAF.

5 –  Gerra, le Laurent imitateur !

A imiter toutes les voix, on en oublie la sienne ! Laurent Gerra fait parti des meilleurs imitateurs de sa génération avec Nicolas Canteloup et Gérald Dahan. Natif de Mézériat dans l’Ain, il débute dès 5 ans ses premières imitations, notamment Michel Sardou et Jacques Dutronc. Malgré son ambition faible pour l’école, il fait en 1985 des études d’Information et Communication. Au même moment, il parvient de contourner le service militaire se passant pour « dépressif avec risque de passer dans l’acte ». Pour quelle raison ? Monter à Paris pour ses premiers spectacles. Il peaufinera ses premiers sketchs à Lyon, avant d’intégrer en 1991 le cabaret Don Camillo à Paris. Il fait ensuite ses débuts avec Jacques Martin à la télévision où il rencontre un autre Laurent avec qui il participera à Ainsi font, font, font. En 1994, il rejoint le mythique Michel Drucker dans Studio Gabriel. Pour ses quelques pièces, il reçoit le Molière du meilleur spectacle à sketchs ! Son ascension se fait réellement quand il imite Jacques Chirac sur Europe1 lors des vœux du nouvel an. Il alterne alors radio et spectacle où il rejoindra rapidement l’équipe de RTL. Sa passion pour la bande dessinée l’amène même à prendre la relève de Morris pour l’écriture des scénarios de Lucky Luke. D’années en années, il s’impose comme le pilier de l’imitation, notamment celle des politiques ! Il ne s’arrête sur personne, de Jean-Marie Lepen à François Mitterand en passant par François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon.

4 – Romejko, le Laurent immortel

Connu pour sa météo et son animation courageuse de Des Chiffres et des Lettres, Laurent Romejko entre dans ce cercle fermé des présentateurs qui sont indéboulonnables. Il est nécessaire de rappeler qu’il est avant tout un grand journaliste ! D’origine polonaise, il naît en 1963 à Meulan. Depuis toujours poussé par une envie de devenir reporter, il est accepté dans l’Ecole Supérieur de Journalisme de Paris où il décroche son diplôme avec panache. Etonnant, il démarre d’abord sur le minitel où il anime la voix off des Enfants du Rock d’Antenne 2. Il se forme ensuite à la radio sur RFM et Autoroute FM  jusqu’en 1985. Il rejoint l’équipe de Télématin en 1989 pour donner le bulletin météo, ce qu’il fera jusqu’en 2012 ! Il se tente dans l’enfance en présentant Cajou sur Canal J, sans réel succès. Il se voit quand même la lourde tâche de remplacer William Leymergie sur l’émission matinale quand celui-ci est absent. Il n’arrête pas la radio puisqu’il  est le monsieur Météo de RFM. Sa première émission qui le fera connaître est Des Chiffres et Des Lettres, il en prend les commandes de 1992 à aujourd’hui.  Toutefois, sa passion pour les climats ne s’arrête pas puisque depuis septembre 2012, il présente avec Marine Vignes une quotidienne sur la météo en France, Météo à la carte.

3 – Delahousse, le Laurent de 13h

Mèche blonde, regard de braise, la ménagère tombe littéralement sous son charme. Mais il n’est pas arrivé là sans obstacles. Le jeune originaire du Nord est parti très jeune de chez ses parents à Paris pour démarrer des études d’avocat pénaliste. Il se voit diplômé d’une maitrise des droits des affaires et du travail, ainsi qu’un DEA du droit privé. Sa carrière de journaliste, il la démarre en 1994 sur RTL. Il est stagiaire au service politique de la station. Un stage performant qui le fera remarquer par LCI qui l’engage en 1996 où il est reporter politique et à l’étranger. La direction lui attribue des journaux et des hebdomadaires. En 1999, il bascule sur M6, la chaîne veut rajeunir sa grille. Après plusieurs magazines où il est rédacteur en chef, le grand public le connait à travers Secrets d’actualité. Le magazine d’investigation va avoir un succès hors du commun. En 2006, sa carrière prend un nouveau virage : il part sur France 2 devenir le joker de David Pujadas et il anime un magazine sur les tendances du moment sur Europe1 le soir. En 2007, il ne se consacre qu’au journal télévisé où il devient titulaire à 13h en semaine et à 20h le week-end. Des rumeurs arrivent rapidement comme quoi il débarquerait sur TF1, mais Laurent est fixé à son poste de France 2 qu’il apprécie. Son premier prix, il le reçoit en 2010 : on lui attribue le prix Roland Dorgelès  dans la catégorie « Télévision », pour son « attachement à la qualité de la langue française ».

2 – Baffie, le Laurent provocateur

Incontrôlable, Laurent Baffie est le seul trublion du PAF a n’avoir aucune limite. La vulgarité, ça n’existe pas pour lui, on peut rire de tout. Son libre arbitre peut choquer mais il est l’unique humoriste à dire tout ce qu’il pense sans que ça ne pose problème. Il a la réplique propre et placée au bon moment. Là est tout son talent ! Pourtant l’écolier de Montreuil a tout arrêté dès la 4ème pour entrer hâtivement dans la vie active. Il commence des études de comptable qu’il lâche pour le théâtre. Ses premiers cachets, il les prend en tant que figurant dans les émissions du couple Carpentier. En 1985, il entre dans La classe de France 3 via Jean-Marie Bigard. En échange, il l’aide à écrire ses spectacles, un soutien qu’il fait encore aujourd’hui. Ses passages à la radio ont une grande place dans sa carrière. De 1990 à 1999, il passe de Fun Radio à Skyrock, puis Europe2. Il faut attendre 2007 pour qu’il réendosse l’uniforme d’animateur radio sur Europe1 avec C’est Quoi ce Bordel ?! de 11h à midi. Comme sur Rire et Chanson quelques années plus tard, il est évincé pour raison « économique ».  Le grand public apprend à le connaître sur la télévision, notamment son rôle de snipper dans les émissions de Thierry Ardisson. Les invités tremblent qu’à l’idée de se faire descendre par un Baffie imparable. Il se lance en 2003 au cinéma avec son film Les clefs de Bagnole qui est une vraie catastrophe. De cet échec, il ne prolonge pas sa carrière de scénariste, mais qui sait ? Pour le moment, il passe son temps en tant qu’invité bankable et dîne ses amis sur 17ème sans ascenseur sur Paris Première.
Edité: Laurent Baffie est évincé de Paris Première et ne termine pas la saison

1 – Ruquier, le Laurent conquérant

Il est le meilleur animateur de France Télévisions. Bien qu’il soit passé par des flops à ses débuts, ses émissions d’aujourd’hui sont chacune des purs succès. Son apparition dans un programme met le format sur un piédestal. On peut clairement dire qu’il est plus fort que son émission. L’enfant du Havre n’était pas destiné à cette carrière. Il est clairement un exemple de réussite pour les jeunes. Parti dans des études de comptable, il se retrouve, par les conseils de Patrice Gérald, sur les planches. De 1983 à 1990, il découvre la radio locale du Havre, puis monte sur Paris pour officiait sur France Inter. Il rencontre de futurs humoristes lorsqu’il intègre Ainsi font font font avec Jacques Martin. En 1999, il débarque sur Europe1 où il présente On va s’gêner. Une émission où il se fait plaisir avec sa bande de potes. Une case qu’il n’a pas changé depuis et qui cartonne toujours sur la station. En parallèle, la télévision lui ouvre les bras. Il bat un record : l’émission arrêtée le plus prématurément du PAF (Les Niouzes en 7 jours). Mais c’est en 2000, qu’Ardisson et Catherine Barma lui laisse carte blanche pour faire à la télévision ce qu’il fait à la radio : naît ainsi On a tout essayé. On y retrouve Pierre Bénichou, Titoff, Caroline Diament, Christine Bravo ou même Jérémy Michalak. En 2006, il crée On n’est pas couché qui cartonne instantanément. Un rendez-vous pour les couche-tard pour revoir l’actualité de la semaine au crible. Ancien jeune humoriste, il veut donner sa chance à de jeunes humoristes en créant On n’demande qu’à en rire, toujours sur France2.  Son amour des planches va aussi l’amener à écrire des pièces qui vont avoir aussi un beau succès. Aujourd’hui, France 2 espère bien le retrouver pour animer un access prime-time pour septembre 2013.


Florian G.