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Les « Laurent » du PAF

La télévision a vu passer de nombreuses personnalités. De grands noms qui nous ont marqués, soit par leur humour, leur professionnalisme ou leur talent. J’ai choisi de relever cinq « Laurent » qui ont su apporter quelque chose de plus à la télévision. Avant tout chose, il faut savoir que ce classement est purement subjectif de ma personne. Il n’est en rien issu d’un sondage ou d’un panel de personnes. Il fait suite au classement fait sur les « Thierry » du PAF.

5 –  Gerra, le Laurent imitateur !

A imiter toutes les voix, on en oublie la sienne ! Laurent Gerra fait parti des meilleurs imitateurs de sa génération avec Nicolas Canteloup et Gérald Dahan. Natif de Mézériat dans l’Ain, il débute dès 5 ans ses premières imitations, notamment Michel Sardou et Jacques Dutronc. Malgré son ambition faible pour l’école, il fait en 1985 des études d’Information et Communication. Au même moment, il parvient de contourner le service militaire se passant pour « dépressif avec risque de passer dans l’acte ». Pour quelle raison ? Monter à Paris pour ses premiers spectacles. Il peaufinera ses premiers sketchs à Lyon, avant d’intégrer en 1991 le cabaret Don Camillo à Paris. Il fait ensuite ses débuts avec Jacques Martin à la télévision où il rencontre un autre Laurent avec qui il participera à Ainsi font, font, font. En 1994, il rejoint le mythique Michel Drucker dans Studio Gabriel. Pour ses quelques pièces, il reçoit le Molière du meilleur spectacle à sketchs ! Son ascension se fait réellement quand il imite Jacques Chirac sur Europe1 lors des vœux du nouvel an. Il alterne alors radio et spectacle où il rejoindra rapidement l’équipe de RTL. Sa passion pour la bande dessinée l’amène même à prendre la relève de Morris pour l’écriture des scénarios de Lucky Luke. D’années en années, il s’impose comme le pilier de l’imitation, notamment celle des politiques ! Il ne s’arrête sur personne, de Jean-Marie Lepen à François Mitterand en passant par François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon.

4 – Romejko, le Laurent immortel

Connu pour sa météo et son animation courageuse de Des Chiffres et des Lettres, Laurent Romejko entre dans ce cercle fermé des présentateurs qui sont indéboulonnables. Il est nécessaire de rappeler qu’il est avant tout un grand journaliste ! D’origine polonaise, il naît en 1963 à Meulan. Depuis toujours poussé par une envie de devenir reporter, il est accepté dans l’Ecole Supérieur de Journalisme de Paris où il décroche son diplôme avec panache. Etonnant, il démarre d’abord sur le minitel où il anime la voix off des Enfants du Rock d’Antenne 2. Il se forme ensuite à la radio sur RFM et Autoroute FM  jusqu’en 1985. Il rejoint l’équipe de Télématin en 1989 pour donner le bulletin météo, ce qu’il fera jusqu’en 2012 ! Il se tente dans l’enfance en présentant Cajou sur Canal J, sans réel succès. Il se voit quand même la lourde tâche de remplacer William Leymergie sur l’émission matinale quand celui-ci est absent. Il n’arrête pas la radio puisqu’il  est le monsieur Météo de RFM. Sa première émission qui le fera connaître est Des Chiffres et Des Lettres, il en prend les commandes de 1992 à aujourd’hui.  Toutefois, sa passion pour les climats ne s’arrête pas puisque depuis septembre 2012, il présente avec Marine Vignes une quotidienne sur la météo en France, Météo à la carte.

3 – Delahousse, le Laurent de 13h

Mèche blonde, regard de braise, la ménagère tombe littéralement sous son charme. Mais il n’est pas arrivé là sans obstacles. Le jeune originaire du Nord est parti très jeune de chez ses parents à Paris pour démarrer des études d’avocat pénaliste. Il se voit diplômé d’une maitrise des droits des affaires et du travail, ainsi qu’un DEA du droit privé. Sa carrière de journaliste, il la démarre en 1994 sur RTL. Il est stagiaire au service politique de la station. Un stage performant qui le fera remarquer par LCI qui l’engage en 1996 où il est reporter politique et à l’étranger. La direction lui attribue des journaux et des hebdomadaires. En 1999, il bascule sur M6, la chaîne veut rajeunir sa grille. Après plusieurs magazines où il est rédacteur en chef, le grand public le connait à travers Secrets d’actualité. Le magazine d’investigation va avoir un succès hors du commun. En 2006, sa carrière prend un nouveau virage : il part sur France 2 devenir le joker de David Pujadas et il anime un magazine sur les tendances du moment sur Europe1 le soir. En 2007, il ne se consacre qu’au journal télévisé où il devient titulaire à 13h en semaine et à 20h le week-end. Des rumeurs arrivent rapidement comme quoi il débarquerait sur TF1, mais Laurent est fixé à son poste de France 2 qu’il apprécie. Son premier prix, il le reçoit en 2010 : on lui attribue le prix Roland Dorgelès  dans la catégorie « Télévision », pour son « attachement à la qualité de la langue française ».

2 – Baffie, le Laurent provocateur

Incontrôlable, Laurent Baffie est le seul trublion du PAF a n’avoir aucune limite. La vulgarité, ça n’existe pas pour lui, on peut rire de tout. Son libre arbitre peut choquer mais il est l’unique humoriste à dire tout ce qu’il pense sans que ça ne pose problème. Il a la réplique propre et placée au bon moment. Là est tout son talent ! Pourtant l’écolier de Montreuil a tout arrêté dès la 4ème pour entrer hâtivement dans la vie active. Il commence des études de comptable qu’il lâche pour le théâtre. Ses premiers cachets, il les prend en tant que figurant dans les émissions du couple Carpentier. En 1985, il entre dans La classe de France 3 via Jean-Marie Bigard. En échange, il l’aide à écrire ses spectacles, un soutien qu’il fait encore aujourd’hui. Ses passages à la radio ont une grande place dans sa carrière. De 1990 à 1999, il passe de Fun Radio à Skyrock, puis Europe2. Il faut attendre 2007 pour qu’il réendosse l’uniforme d’animateur radio sur Europe1 avec C’est Quoi ce Bordel ?! de 11h à midi. Comme sur Rire et Chanson quelques années plus tard, il est évincé pour raison « économique ».  Le grand public apprend à le connaître sur la télévision, notamment son rôle de snipper dans les émissions de Thierry Ardisson. Les invités tremblent qu’à l’idée de se faire descendre par un Baffie imparable. Il se lance en 2003 au cinéma avec son film Les clefs de Bagnole qui est une vraie catastrophe. De cet échec, il ne prolonge pas sa carrière de scénariste, mais qui sait ? Pour le moment, il passe son temps en tant qu’invité bankable et dîne ses amis sur 17ème sans ascenseur sur Paris Première.
Edité: Laurent Baffie est évincé de Paris Première et ne termine pas la saison

1 – Ruquier, le Laurent conquérant

Il est le meilleur animateur de France Télévisions. Bien qu’il soit passé par des flops à ses débuts, ses émissions d’aujourd’hui sont chacune des purs succès. Son apparition dans un programme met le format sur un piédestal. On peut clairement dire qu’il est plus fort que son émission. L’enfant du Havre n’était pas destiné à cette carrière. Il est clairement un exemple de réussite pour les jeunes. Parti dans des études de comptable, il se retrouve, par les conseils de Patrice Gérald, sur les planches. De 1983 à 1990, il découvre la radio locale du Havre, puis monte sur Paris pour officiait sur France Inter. Il rencontre de futurs humoristes lorsqu’il intègre Ainsi font font font avec Jacques Martin. En 1999, il débarque sur Europe1 où il présente On va s’gêner. Une émission où il se fait plaisir avec sa bande de potes. Une case qu’il n’a pas changé depuis et qui cartonne toujours sur la station. En parallèle, la télévision lui ouvre les bras. Il bat un record : l’émission arrêtée le plus prématurément du PAF (Les Niouzes en 7 jours). Mais c’est en 2000, qu’Ardisson et Catherine Barma lui laisse carte blanche pour faire à la télévision ce qu’il fait à la radio : naît ainsi On a tout essayé. On y retrouve Pierre Bénichou, Titoff, Caroline Diament, Christine Bravo ou même Jérémy Michalak. En 2006, il crée On n’est pas couché qui cartonne instantanément. Un rendez-vous pour les couche-tard pour revoir l’actualité de la semaine au crible. Ancien jeune humoriste, il veut donner sa chance à de jeunes humoristes en créant On n’demande qu’à en rire, toujours sur France2.  Son amour des planches va aussi l’amener à écrire des pièces qui vont avoir aussi un beau succès. Aujourd’hui, France 2 espère bien le retrouver pour animer un access prime-time pour septembre 2013.


Florian G.

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Les Thierry mythiques du PAF

La télévision a vu passer de nombreuses personnalités. De grands noms qui nous ont marqués, soit par leur humour, leur professionnalisme ou leur talent. J’ai choisi de relever cinq « Thierry » qui ont su apporter quelque chose de plus à la télévision. Avant tout chose, il faut savoir que ce classement est purement subjectif de ma personne. Il n’est en rien issu d’un sondage ou d’un panel de personnes.

5 – Le Luron, le Thierry de l’humour !

Le 25 septembre, Coluche se marie avec un homme ! Cet homme, c’est Thierry Le Luron. Originaire de Châtelenay-Malabry, le trublion est une légende de l’imitation. Il est le père du genre comique repris par les Canteloup, Gerra et autres Dahan. Le grand public le découvre dans une séquence de l’émission « Télé Dimanche ». Aussi chanteur, il sort son premier disque en 1971. Le jeune interprète assure même la première partie du spectacle de Claude François durant l’été 1972. Il connaît un réel succès lorsqu’il prend les mains de l’émission à son nom « Le Luron du dimanche ». Ainsi, il se crée une belle bande où il rode ses sketchs. Son ascension en fait un humoriste reconnu en France. Ses imitations de Valéry Giscard d’Estaing deviennent un classique dans son domaine. La mort vient le chercher à seulement 34 ans. Il restera un grand nom de la télévision !

Voici une vidéo tiré de Youtube, où Le Luron se prend pour Dalida.

4 – Moreau, le Thierry des médias

« Tu sors ! Tu sors ! », s’exclame le public chaque jour, après chaque vanne du frisé Thierry. Mais, le chroniqueur de D8, est avant tout le directeur de la rédaction de Télé7Jours. Ce n’est pas un détail ! Né en 1964 à Fonteay-le-comte, le futur reporter part étudier à Bordeaux. Il est diplômé en 1988 où il entame une collaboration avec RMC. Il se retrouve à travailler dans de nombreuses rédactions (Auto Moto, Médias, CB News, Voici). Ses choix s’orientent généralement vers la presse people. Patrick Mahé quitte Télé7Jours en 2006, Thierry est alors de suite appelé à le remplacer. Le professionnel de la télévision remplace même Jean-Marc Morandini dans « Le Grand Direct des Médias » sur Europe1. Ses connaissances médiatiques intéressent la télévision qui l’invite sur les plateaux. Il démarre chroniqueur à « Pif Paf » présenté par Philippe Vandel. Sa notoriété chez le public prend de l’ampleur avec l’ascension de « Touche Pas A Mon Poste ».

Pour un sketch sur D8, il réalise une fausse publicité avec la complicité de Bertrand Chameroy :

3 – Roland, le Thierry du sport

Mythique commentateur sportif du PAF, Thierry Rolland a disparu le 16 Juin 2012, juste avant l’Euro 2012. Un grand homme qui démarra sa passion dès ses dix-huit ans. Il se fait engagé par Georges Briquet au service des sports de la RTF. Sa première coupe du monde de football se déroule au Chili en 1962. En mai 1968, victime de licenciements de masse, il rejoint France Inter, puis Antenne 2. La seconde chaîne où il rencontre son futur compère, Jean-Michel Larqué. Les deux amis partent sur TF1 en 1984. Ils animent alors le célèbre magazine « Telefoot ». « Je crois qu’après avoir vu ça, on peut mourir tranquille. Enfin, le plus tard possible, mais on peut. Ah c’est super. Quel pied, ah quel pied ! Oh putain ! Olala ! » s’est écrié Thierry Roland, le soir de la première victoire de l’équipe de France en Coupe Du Monde. Une phrase qui reste dans les annales. Malgré les polémiques de certaines de ces phrases, on se rappellera du grand journaliste sportif qu’il était.

Voici une vidéo tiré de Youtube, réalisé par M6, mis en ligne par « metal63100 », où on résume la vie de Roland

2 – Ardisson, le Thierry du show

Grand animateur vedette, roi du sensationnelle, Thierry a alterné un grand nombre d’émissions, qui ont eu chacune des grands succès. Natif de la creuse, il faut attendre 1985 pour voir ses débuts à la télévision. Il adapte son concept de Rock & Folk dans « Descente de police » pour TF1. L’homme au costume noir produit alors de nombreux programmes au côté de Catherine Barma. Il s’installe en 1988 sur Antenne 2, où il présente « Lunettes noires pour nuits blanches ». Depuis toujours, il fait de la nuit sa case horaire favorite. Il rencontre son ami Laurent Baffie dans l’émission « Double Jeu ». En 1995, Ardisson se lance dans l’aventure Paris Première. Très peu de temps après, il décide de retourner à France 2 où il anime « Tout le monde en parle » avec Laurent Ruquier, en seconde partie de soirée. Après de nombreuses émissions sur le service public, il se range sur Canal+ en 2006. Le public découvre alors « Salut les Terriens ! » tous les samedis soir. Très critiqué, Thierry s’est toujours relevé. Il est dernièrement le producteur du film « Max » avec Mathilde Seigner et Joey Starr.

Voici une vidéo tiré de Youtube où Ardison, présente en 1988 son nouveau programme « Bains de Minuit ».

1 – Guerrier, le Thierry de la politique.

La Cinq en avait fait un animateur fétiche, moins connu du nouveau public, Thierry fait aujourd’hui un peu moins parler lui. Provenant de la banlieue d’Orly, il intègre à dix-huit ans France Inter comme coursier. A côté d’études de droit, le jeune étudiant devient assistant de l’émission « Le téléphone sonne ». A ce moment-là, ce petit job est son seul revenu pour payer sa chambre de bonne. En faisant son service militaire chez les pompiers de Paris, il continue sa progression à FIP. En 1987, il débarque sur la chaîne naissante « La Cinq ». En faillite, Thierry enchaîne les émissions : pigiste à M6, journaliste à France 3 Paris, puis LCI. La tranche 6h-10h lui revient, il s’occupe de l’interview politique de 8h20. Il est désigné par TF1 comme journaliste affilié à Balladur en 1995. En 2004, il dirige la rédaction de France Info, où il devient même le directeur adjoint. 2006, date où il marque la télévision. Le producteur de « C dans l’air ?! » voit en lui le joker d’Yves Calvi. Un accident en 2010 l’impose à arrêter la télévision. Alors qu’il pense que tout est fini pour lui, Alexandre Bompart lui propose le poste de journaliste politique à Europe1. Directeur du service politique jusqu’à l’été 2012, Thierry quitte la maison de la 3eme chaîne la plus écoutée. Très grand journaliste politique, il travaille aujourd’hui pour une plus petite rédaction. On a même eu la chance de le voir dernièrement remplacer Patrick Cohen dans « C A Vous » sur France5.

Je vous propose une vidéo d’une interview de Marine Le Pen, réalisé par Guerrier en2010.


Florian G.